- Qu’est-ce que le plan d'épargne retraite individuel (PERIN) ?
- Comment souscrire un PERIN ?
- PER assurantiel ou bancaire ?
- Comment fonctionne le PER individuel ?
- Comment alimenter votre PER individuel ?
- PERIN : quelle méthode de gestion choisir ?
- PER individuel : comment débloquer votre épargne ?
- Quelle est la fiscalité du PER ?
- Qu’est-ce que le droit de renonciation du PER ?
- FAQ PER : les questions les plus fréquentes sur les plans épargne retraite
- Pourquoi souscrire un PER individuel ?
- PERP, Madelin, PERCO… que deviennent mes anciens contrats d’épargne retraite ?
- Y a-t-il des frais sur le PER ?
- À quel âge commencer à épargner pour ma retraite ?
- Je suis déjà retraité : puis-je souscrire un PER ?
- Peut-on continuer à alimenter son PER à la retraite ?
- Comment déclarer son PER aux impôts ?
- Le PER remplace-t-il une assurance vie ?
PER individuel : comment fonctionne le plan d’épargne retraite individuel ?
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est aujourd’hui la pierre angulaire de la préparation à la retraite en France. Introduit par la loi Pacte en 2019, il a remplacé progressivement les anciens dispositifs (PERP, Madelin, PERCO, article 83…) pour proposer une solution unique, plus souple et plus avantageuse fiscalement.
Fonctionnement, souscription, imposition, modalités de sortie, déblocage anticipé… Retrouvez dans cet article l’essentiel de ce que vous devez savoir sur ce dispositif créé par la loi Pacte.
Sommaire :
Qu’est-ce que le plan d'épargne retraite individuel (PERIN) ?
Le Plan d’Épargne Retraite est avant tout un produit d’épargne à long terme. Il permet de mettre de l’argent de côté tout au long de votre vie active afin de bénéficier, au moment de la retraite, d’un capital ou d’une rente.
L’idée est simple : vous épargnez pendant vos années d’activité, les sommes sont placées et fructifient grâce à des supports financiers (fonds euros, unités de compte, OPCVM, SCPI…). Puis, lorsque vous partez à la retraite, vous pouvez récupérer votre épargne, en une seule fois ou sous forme de versements réguliers.

Qui peut souscrire un PER individuel ?
Que vous soyez salarié, entrepreneur ou au chômage, tout le monde peut ouvrir un PER. Tous les Français peuvent profiter des avantages de ce dispositif.
Seule condition : être majeur. En revanche, il n’y a aucun plafond d’âge. Vous pouvez donc être retraité et bénéficier d’un PER. Sachez quand même que certains contrats peuvent prévoir une limite d’âge, généralement comprise entre 18 et 68 ans.
Comment souscrire un PERIN ?
Vous pouvez ouvrir un PER auprès de différents acteurs : une banque, une mutuelle, un assureur, une institution de prévoyance, un gestionnaire d’actifs ou encore par l’intermédiaire de votre conseiller patrimonial indépendant. Le choix dépendra surtout de vos besoins, de votre profil d’épargnant et du type d’accompagnement que vous recherchez.
Quoiqu’il en soit, avant de souscrire votre PERIN, renseignez-vous sur les différentes offres proposées. Et pour cause, elle ne se sont pas toutes de la même qualité. Pensez notamment à comparer les frais, lesquels peuvent être très inégaux d’un PER à un autre.
Une fois votre choix arrêté, contactez l’établissement de votre choix pour ouvrir votre plan. Vous devrez alors remplir un bulletin d’adhésion et choisir le mode d’épargne que vous souhaitez parmi les options proposées.
Vous pourrez ensuite commencer à effectuer des versements sur votre PER individuel.
À NOTER
Vous pouvez détenir autant de PER que vous le souhaitez. La loi n’impose aucune limite quant au nombre de plans d’épargne retraite que vous pouvez ouvrir.
PER assurantiel ou bancaire ?
Selon l’organisme, le PER peut prendre plusieurs formes.
Le PER assurance
C’est la formule la plus répandue. Le PER assurance reprend les grands principes de fonctionnement de l’assurance-vie, ce qui signifie que votre épargne est investie sur plusieurs types de supports en fonction de votre profil et de vos objectifs.
Vous pouvez ainsi répartir votre épargne entre :
- Le fonds en euros, qui offre une garantie du capital et une performance généralement stable, mais modérée.
- Les fonds eurocroissance, qui cherchent un compromis entre sécurité et recherche de performance, avec une garantie du capital seulement à terme.
- Les unités de compte (UC), investies sur les marchés financiers (actions, immobilier, obligations, etc.), plus dynamiques mais non garanties.
Le PER bancaire
Adossé à un compte-titres (il est aussi parfois appelé PER compte titres), le PER bancaire permet d’investir directement sur les marchés financiers (actions, obligations, OPCVM, etc.).
À la différence du PER assurantiel, le PER bancaire ne propose pas de fonds en euros garantissant le capital. Votre épargne peut néanmoins être placée sur des supports plus prudents - comme des fonds obligataires ou monétaires - afin de limiter les risques, même si aucune garantie n’est formelle. Ce type de plan présente l’avantage de frais généralement plus faibles, mais demande en contrepartie une gestion plus autonome de votre part.

Comment fonctionne le PER individuel ?
L’organisme gestionnaire de votre plan doit vous donner certaines informations sur votre contrat.
- Au moment de l’ouverture de votre PERIN : une information sur les caractéristiques du plan, son mode de gestion et sa fiscalité ;
- Chaque année : des informations sur l’évolution de votre compte, la performance financières de vos investissements, le montant des frais prélevés et les conditions de transfert de votre plan.
Aussi, à partir de 5 ans avant votre départ à la retraite, vous pouvez interroger le gestionnaire de votre PER sur les possibilités de sortie adaptées à votre situation.
Comment alimenter votre PER individuel ?
Cotisations régulières ou ponctuelles, prélèvements automatiques, versements libres ou programmés… quel que soit le mode choisi, votre PERIN est d’abord alimenté par vos versements volontaires, qui constituent le compartiment 1. Il peut également accueillir des transferts de sommes issues d’un autre plan d’épargne retraite :
- Les montants versés au titre de la participation, de l’intéressement, ou des versements des entreprises, ainsi que les droits inscrits sur votre compte épargne-temps (CET) ou, en l’absence de CET, les sommes correspondant à vos jours de repos non pris ;
- Vos versements obligatoires et ceux de votre employeur, s’il s’agit de plans d’épargne retraite d’entreprise auxquels vous étiez affilié à titre obligatoire.
Comprenez bien : chaque PER individuel est obligatoirement structuré en trois compartiments parfaitement étanches (ils ne se mélangent jamais, ni pour la gestion, ni pour les règles de sortie) :
- Le compartiment individuel (compartiment 1) C’est le seul compartiment que vous pouvez alimenter librement et à tout moment avec vos versements volontaires personnels (versements libres ou programmés). C’est aussi dans ce compartiment que peut éventuellement arriver un abondement de votre employeur s’il a choisi de le proposer sur votre PER individuel.
- Le compartiment collectif (compartiment 2) Il ne peut être alimenté que par transfert depuis d’anciens dispositifs (ancien PERCO, PER collectif, intéressement, participation, jours de CET ou jours de repos monétisés). Vous ne pouvez jamais y faire de nouveaux versements directs vous-même.
- Le compartiment obligatoire (compartiment 3) Il ne reçoit que les transferts provenant d’anciens contrats d’entreprise à cotisations obligatoires (ancien article 83 obligatoire, PER obligatoire, PERO, etc.). Aucun nouveau versement direct n’est possible, ni de votre part, ni de celle de votre employeur.
Pour en savoir plus sur la nature de l’épargne pouvant être accueillie au sein de chaque compartiment, consultez le tableau ci-dessous :
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LOGIQUE D’ALIMENTATION DU PER
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Compartiment individuel
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Compartiment collectif |
Compartiment obligatoire
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PERIN : quelle méthode de gestion choisir ?
En investissant sur un plan d’épargne retraite individuel, vous avez la possibilité de choisir comment votre épargne sera investie. Autrement dit, vous avez le choix entre différents modes de gestion.
La gestion pilotée
C’est le mode proposé automatiquement si vous n’exprimez aucun choix contraire. Vous déléguez entièrement la gestion de votre PER à des professionnels. L’allocation d’actifs est alors adaptée automatiquement à votre âge et au temps qu’il vous reste avant la retraite :
- Quand la retraite est encore lointaine → exposition importante aux actifs risqués (actions, etc.) pour rechercher une performance élevée sur le long terme.
- À l’approche de la retraite → désensibilisation progressive du portefeuille (basculement vers des supports moins volatils : obligations, monétaire, etc.) afin de sécuriser le capital et les plus-values accumulées.
Trois grilles de désensibilisation sont prévues par la loi : prudente, équilibrée ou dynamique. L’immense majorité des contrats propose la grille « équilibrée » par défaut. Ce mode est particulièrement recommandé si vous n’avez ni le temps, ni les compétences, ni l’envie de suivre vous-même vos investissements.
La gestion libre
Dans ce cas, vous prenez vous-même toutes les décisions d’investissement. Vous choisissez librement parmi les supports proposés dans votre contrat :
- Fonds en euros (capital garanti)
- Unités de compte (actions, obligations, SCPI, trackers/ETF, produits structurés, etc.)
- Et parfois des titres vifs ou des fonds alternatifs selon la richesse du contrat.
Vous pouvez à tout moment modifier votre allocation, effectuer des arbitrages (gratuits ou payants selon le contrat) et suivre l’évolution de votre PER. Ce mode convient aux épargnants expérimentés qui souhaitent une stratégie personnalisée.
Au final, quelle méthode de gestion choisir ? Tout dépend de votre profil. Si vous aimez comprendre, comparer et ajuster vos placements, la gestion libre vous conviendra sans doute mieux.
En revanche, si vous préférez déléguer et bénéficier d’un pilotage professionnel adapté à votre âge et à votre horizon de retraite, la gestion pilotée est faite pour vous.
PER individuel : comment débloquer votre épargne ?
L'épargne constituée sur votre PERIN est en principe bloquée jusqu’à l’âge de la retraite et n'est donc pas disponible avant. Toutefois, dans certains cas déterminés par la loi, vous pouvez opter pour un déblocage anticipé.
À la retraite : cas général
En principe, l’épargne contenue dans votre plan d’épargne retraite individuel est débloquée à l'âge de la retraite. Vous pouvez récupérer les sommes investies sous forme de :
- Rente viagère ;
- Ou capital, fractionné ou non ;
- Ou une combinaison des deux.
Si vous souhaitez liquider votre PERIN en rente viagère, sachez que cela se décide au moment de sa souscription. Ce choix est à priori irrévocable. Votre décès entraîne également la clôture de votre PERIN. Si vous souhaitez protéger votre conjoint même après votre décès, il faut opter pour une option de réversion. Plus le taux de réversion est élevé, plus la rente mensuelle que vous toucherez de votre vivant sera réduite (souvent de 15 % à 30 % de moins par rapport à une rente sans réversion).

LE SAVIEZ-VOUS ?
Lorsque le montant de la rente qui doit vous être servie est inférieur à 110 € par mois, votre assureur peut décider de liquider, avec votre accord, le contrat sous forme de capital, y compris pour le compartiment 3, normalement exclusivement liquidable en rente viagère. Vous conservez toutefois la possibilité de vous opposer à la sortie en capital, si vous préférez maintenir le versement d'une rente.
Avant l’âge de la retraite : cas de déblocage anticipé
En principe, l’épargne placée sur votre Plan d’épargne retraite (PER) reste bloquée jusqu’à votre départ à la retraite. Mais certaines situations de vie peuvent justifier un déblocage anticipé, prévu par la loi.
Vous pouvez ainsi récupérer votre épargne avant l’échéance dans les cas suivants :
- Invalidité (de 2e ou 3e catégorie) : que ce soit la vôtre, celle de votre conjoint, partenaire de Pacs ou de vos enfants ;
- Décès de votre époux, épouse ou partenaire de Pacs ;
- Expiration de vos droits au chômage après une perte d’emploi ;
- Situation de surendettement, à condition que la commission de surendettement en fasse la demande ;
- Cessation d’activité non salariée, à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire ;
- Acquisition de votre résidence principale, sauf si les sommes proviennent de versements obligatoires.
Sachez que pour demander le déblocage anticipé de votre PERIN vous devez envoyer une lettre en ce sens, de préférence recommandée avec accusé de réception, à l’organisme gestionnaire de votre contrat en y joignant les pièces justificatives suivantes :
- Un justificatif d’identité (carte nationale d’identité ou passeport) ;
- Le relevé d’identité bancaire (RIB) du compte sur lequel vous souhaitez que l’argent vous soit versé ;
- Un justificatif de la situation exceptionnelle ouvrant droit à un déblocage anticipé ;
- Tout autre document demandé par l’organisme gestionnaire de votre PERIN.
POUR ALLER PLUS LOIN :
Quelle est la fiscalité du PER ?
L’un des principaux attraits du PER réside dans son avantage fiscal. Les versements que vous réalisez sur votre PER individuel sont en effet déductibles de votre revenu imposable.
Concrètement, cela signifie que si vous versez 3 000 € sur votre PER et que vous êtes imposé à 30 %, vous réduisez votre impôt de 900 €.
EXEMPLE
Vous gagnez 40 000 € par an et versez 3 000 € sur votre PER. Vous ne serez imposé que sur 37 000 €. À la clé : une économie d’impôt immédiate, sans condition de durée ni de montant minimal.
Ce mécanisme est particulièrement intéressant pour les contribuables situés dans les tranches d’imposition élevées (30 %, 41 % ou 45 %). La raison est la suivante : plus votre taux marginal est fort, plus la déduction est efficace. Autre avantage : si vous n'avez pas déduit le maximum déductible, l'excédent est reporté automatiquement pendant 3 ans.
La déduction s’entend dans la limite des plafonds suivants :
- 10% du PASS de l’année N-1 (l’année précédant le versement). Pour les versements volontaires effectués en 2025 (à déclarer au printemps 2026), le plafond annuel de la Sécurité de référence sera celui de 2024 (46.368 euros). Soit 4.636 euros (46.368 x 10%)
- 10% des revenus professionnels (salaires, traitements) de l’année N-1, dans la limite de huit fois le PASS de l’année N-1. Soit 37 094 euros (46 368 x 8 x 10%) pour 2025 (à déclarer au printemps 2026). C’est la formule la plus favorable qui s’applique.
Si, en revanche, vous êtes faiblement imposé (TMI de 11 %) voire pas du tout, la défiscalisation des versements a peu, voire aucun intérêt. L’autre possibilité est d’opter pour une fiscalité allégée à la sortie plutôt qu’à l’entrée du contrat. Le choix dépend donc de votre profil, de votre âge, de vos revenus et de votre stratégie à long terme.
Qu’est-ce que le droit de renonciation du PER ?
Si vous avez souscrit un plan d'épargne retraite individuel, sachez qu’un droit de renonciation vous est ouvert. Vous devez l’exercer dans un délai de 30 jours calendaires révolus à compter de la souscription.
Pour procéder à la renonciation, vous devez adresser à l’organisme d’assurance auprès duquel vous avez souscrit le contrat un courrier recommandé avec accusé de réception (par voie postale ou électronique).
Dès réception de la lettre de renonciation, votre assureur dispose de 30 jours pour vous restituer l’intégralité des sommes investies sur votre PER. Dans le cas contraire, il s’expose à des sanctions.
FAQ PER : les questions les plus fréquentes sur les plans épargne retraite
Pourquoi souscrire un PER individuel ?
Ouvrir un plan d’épargne retraite individuel présente un intérêt pour vous, tant sur le plan financier que fiscal. Dans le détail, ouvrir un PERIN c’est :
- Préparer votre retraite : vous vous constituez un complément de revenu pour la retraite ;
- Des avantages fiscaux : les sommes versées sur votre plan peuvent être déduites de votre revenu imposable (dans la limite d’un certain plafond). Cela vous permet de réduire votre impôt sur le revenu pendant la phase d’épargne. A la sortie, la fiscalité dépend du mode de retraite choisi (capital ou capital) ;
- Une flexibilité des versements : vous pouvez opter pour des versements libres et modulables. Vous pouvez ainsi adapter votre effort d’épargne à votre situation financière ;
- Un choix dans le mode de sortie : à la retraite, vous pouvez récupérer les sommes épargnées sur forme plan sous forme de capital, de rente ou une combinaison des deux. Vous pouvez ainsi choisir la solution la plus adaptée à vos besoins.
PERP, Madelin, PERCO… que deviennent mes anciens contrats d’épargne retraite ?
Si vous détenez un ancien dispositif (PERP, Madelin, PERCO, etc.), vous pouvez soit continuer à l’alimenter, soit transférer vos droits vers votre PERin.
Ce transfert vous permet de regrouper votre épargne en un seul plan, mais avant de le faire, demandez conseil à votre conseiller : certains anciens contrats peuvent encore offrir de meilleures conditions. Le transfert est gratuit. En revanche, si vous l’avez depuis au moins 5 ans, des frais de transfert s’appliquent. Ils sont de 1 % maximum de l’épargne accumulée sur votre plan.
Y a-t-il des frais sur le PER ?
Oui, le PER comporte différents frais (d’entrée, d’adhésion, de gestion, de versement, de transfert…) Les montants varient fortement d’un contrat à l’autre. Pour comparer facilement, chaque distributeur doit publier un tableau récapitulatif standardisé de ses frais.
À quel âge commencer à épargner pour ma retraite ?
Il n’y a pas d’âge idéal, mais plus tôt vous commencez, mieux c’est. En épargnant progressivement, vous profitez de l’effet du temps et des intérêts composés.
Le PER s’adapte à votre rythme : vous pouvez gérer vous-même votre épargne (gestion libre) ou déléguer à des experts (gestion pilotée). Même à quelques années de la retraite, il n’est jamais trop tard pour commencer. Il est généralement recommandé de s’y pencher autour de 40-45 ans, mais la meilleure stratégie reste de le faire dès l’entrée dans la vie active !
Je suis déjà retraité : puis-je souscrire un PER ?
Oui, c’est possible. Même à la retraite, vous pouvez ouvrir un PER pour profiter d’une gestion flexible et d’avantages fiscaux. Vérifiez simplement les conditions du contrat et assurez-vous, avec l’aide d’un professionnel, que cette option est adaptée à votre situation. Certains contrats fixent pourtant une limite d’âge.
Peut-on continuer à alimenter son PER à la retraite ?
Oui. Même une fois à la retraite, il est tout à fait possible de continuer à alimenter votre PER. Le dispositif ne se ferme pas automatiquement lorsque vous cessez votre activité professionnelle. Vous pouvez donc poursuivre vos versements volontaires autant que vous le souhaitez, que ce soit pour optimiser votre fiscalité, organiser votre transmission ou simplement faire fructifier votre épargne.
L’intérêt principal réside dans le maintien de l’avantage fiscal : les versements effectués après votre départ en retraite restent déductibles de votre revenu imposable, dans la limite des plafonds disponibles
Comment déclarer son PER aux impôts ?
Pour profiter de la déduction fiscale, vous devez déclarer vos versements dans votre déclaration de revenus, rubrique : Charges déductibles → Épargne retraite → case 6NS du formulaire n°2042.
Le PER remplace-t-il une assurance vie ?
Non, le PER ne remplace pas l’assurance vie : ce sont deux placements complémentaires. Le plan d’épargne retraite (PER) vise à préparer la retraite sur le long terme, avec des avantages fiscaux à l’entrée, mais des fonds bloqués jusqu’à la retraite (sauf cas exceptionnels). L’assurance vie, elle, reste plus souple : vous pouvez retirer votre argent à tout moment et transmettre votre capital dans des conditions fiscales avantageuses.
À NOTER
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