Séjour au ski : faut-il souscrire une assurance spécifique ?

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Séjour au ski : faut-il souscrire une assurance spécifique ?

« Prenez-vous l’assurance ? » Il sera difficile d'échapper à cette question au moment d’acheter vos forfaits de ski. Pour environ 17 euros par semaine et par personne, vous accepterez peut-être. Au regard de tout ce que vous avez déjà payé : locations de matériels, forfaits des remontes pentes, hébergement, etc., cela peut sembler finalement peu onéreux (même si rapporté sur une année entière, le niveau de prime atteint plus de 880 €).

En cas d’accident, de nombreux frais sont à votre charge (frais d’assistance, rapatriement, médicaux…) sauf si vous êtes déjà assuré par ailleurs (assurance habitation, garantie des accidents de la vie (GAV), assurance de carte bancaire, etc.).

Frais de soins, incapacité, invalidité, rapatriements, décès, l’assurance des sports d’hiver couvre principalement les suites d'un accident de ski dont vous pouvez être victime ou que vous pouvez causer à quelqu’un d’autre. L'éventail des risques garantis est assez large. Mais en avez-vous vraiment besoin ?

Avant de partir à la montagne, jetez- un coup d’œil sur vos contrats d’assurance. Certains peuvent déjà garantir les risques liés aux sports d’hiver tels qu’un contrat santé, un contrat multirisques habitation, une garantie des accidents de la vie, une individuelle accident ou encore, une assurance de carte bancaire. Sur ce type d'assurances comme pour d'autres, inutile de multiplier les doublons.

La garantie assistance et rapatriement neige

En cas d’accident de ski, l’assurance sports d’hiver comprend généralement la couverture des :

  • Frais de recherche en montagne
  • Frais de secours sur les pistes (en traineau, en ambulance et en hélicoptère)
  • Frais de rapatriement médical

Attention : les frais de recherche et d’évacuation en cas de ski « hors-piste » sont souvent exclus de la garantie.

Vérifiez vos contrats d’assurance, car ces risques peuvent être couverts, sous certaines limites et plafonds, par votre :

  • Assurance habitation

OU

  • Garantie accident de la vie

OU

  • Assurance liée à votre carte bancaire (à condition d’avoir payé votre séjour avec celle-ci)

Exemple : la MasterCard prend en charge des frais de secours consécutifs à un accident survenu lors de la pratique du ski sur piste ouverte jusqu’à un maximum de 4 600 € et avec un maximum de 7 700 € par an pour une même carte.

La plupart des contrats d’assurance habitation ne couvrent pas les frais de recherche en montagne. En cas de blessure d’un bénéficiaire sur une piste de ski balisée, ouverte aux skieurs au moment de l’accident, l'assurance habitation peut prendre en charge les frais de secours du lieu de l’accident jusqu’au centre de soins le plus proche. Cependant, les frais de secours sont couverts dans la limite d’un montant maximum.

La garantie frais médicaux neige

Après un accident de ski, l’assurance peut prévoir le remboursement, sous certaines limites et plafonds des frais médicaux de l’assuré en France et/ou à l’étranger.

Si vous skiez en France, vos frais médicaux seront pris en charge par l’Assurance maladie française et par votre complémentaire santé.
Si vous n’avez pas de complémentaire santé ou que celle-ci ne vous couvre pas suffisamment, il peut être intéressant de souscrire la garantie frais médicaux de l’assurance sports d’hiver.

Si vous skiez dans un pays de l’Espace économique européen (EEE) ou en Suisse, vous serez couvert par la Sécurité sociale, sur présentation de votre Carte européenne d’Assurance maladie (CEAM).
Pour le reste à charge (ticket modérateur) vous pouvez être couvert par votre complémentaire santé (suivant le contrat souscrit).
Si votre complémentaire santé ne prévoit pas la couverture des frais médicaux à l’étranger (ce qui est souvent le cas), ou si vous ne disposez pas d’une GAV prenant en charge les frais médicaux à l’étranger, il peut être intéressant de souscrire une assurance sports d’hiver.

Avant de partir dans un pays de l’EEE ou en Suisse, n’oubliez pas de demander votre CEAM à votre caisse d’Assurance maladie.

Si vous skiez hors EEE et Suisse, en cas d’accident sur les pistes vous n’êtes pas couvert par l’Assurance maladie.
Il y a de grandes chances également pour que votre contrat de complémentaire santé ne s’applique pas dans ce pays.
Il peut donc être judicieux de disposer d’une assurance couvrant les frais médicaux à l’étranger. Il peut s’agir d’une GAV ou d’une assurance ski.

La garantie décès, incapacité et invalidité neige

À la suite d'un accident de ski, le skieur peut se retrouver en incapacité temporaire de travail, en invalidité voire même en perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA). Un accident de ski peut entrainer, dans le pire des cas, un décès.

Dans cette hypothèse, le skieur ou ses ayants droit bénéficieront des prestations de l’Assurance maladie suivant le régime auquel il appartient (régime général, régime agricole, régime des indépendants).

Pour compléter ces prestations, souvent insuffisantes, il est important, voir nécessaire de disposer de garanties supplémentaires décès, incapacité et invalidité.

Le skieur qui dispose d’un contrat de prévoyance (par exemple : un contrat de prévoyance d’entreprise), une individuelle accident ou d’une GAV, est déjà couvert en cas de décès, d’incapacité, d’invalidité ou de perte totale et irréversible d’autonomie.

Les contrats de prévoyance ou GAV peuvent exclure de la garantie certaines activités sportives comme le ski. Vérifiez aussi que votre assurance emprunteur qui couvre notamment vos prêts immobiliers garantisse bien les accidents de ski et sous quelles conditions.

Si le skieur est mal ou n'est pas assuré, ou bien si ses contrats de prévoyance ne couvrent pas les accidents de ski, un contrat d’assurance sports d’hiver ne sera pas de trop.

La plupart des assurances sports d’hiver ne couvrent pas l’incapacité mais uniquement le décès, l’invalidité, et la PTIA.

La responsabilité civile neige

Lorsque le skieur est à l’origine d’un accident ayant causé des dommages à une tierce personne, sa responsabilité peut être engagée. Le skieur pourra devoir réparation. Cette responsabilité en cas d'accident est généralement couverte par l'assurance ski.

Les contrats multirisques habitation (à condition d'en avoir un), couvrent la responsabilité civile de l'assuré en cas d'accident. Il convient cependant de bien vérifier que votre contrat n’exclut pas la couverture sur certains sports comme le ski ou d'autres sports de neige.

La couverture en cas d’interruption de séjour neige

Au-delà des accidents corporels, l’assurance ski couvre généralement le prix du forfait des remontées mécaniques et du forfait cours de ski en cas d’accident du skieur l’obligeant à interrompre son séjour, sous certaines limites et plafonds.

Le contrat d’assurance ski peut également prévoir la couverture des frais de séjour pour les jours ou l’assuré n’a pas été présent dans les lieux à cause de son accident.

Certains contrats peuvent prévoir l’interruption de séjour en cas d’absence ou d’excès de neige.

Enfin, l’assurance ski couvre généralement le bris ou le vol des skis de location mais également des skis personnels.

Bon nombre de ces garanties peuvent figurer dans les cartes bancaires haut de gamme, telle qu’une Gold, Platinum ou Premier, à condition d’avoir été utilisées comme seul moyen de paiement.

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