Ma boite coule mais Pôle-Emploi tu n’es pas là !

MIS À JOUR LE :
CONCERNE : Artisan-Commerçant | Travailleur indépendant | Assimilé salarié | Libéral | Sans activité

Le salariat c’est bien, mais être son propre patron, c’est encore mieux. C’est en tout cas ce que pense Sonia. Styliste depuis 20 ans dans une société et responsable d’équipe depuis dix ans, elle décide pour ses 45 ans de s’offrir sa liberté professionnelle. La récente ouverture du droit aux allocations chômage pour les travailleurs indépendant l’a convaincu à aller de l’avant, il n’y a plus de raison d’hésiter.

Elle se lance dans l’aventure, et suit le parcours du combattant du créateur d’entreprise. Elle créé sa SARL avec son mari, et n’a pas de mal à faire marcher son commerce grâce à son expérience dans le domaine. Quelques semaines après s’être installée, elle embauche sa première salariée.

Pour les dirigeants, le chômage est désormais possible …

Les affaires vont au mieux pour l’entreprise, qui génère un chiffre d’affaire de 100 000 € à l’année.

Malheureusement, au bout de la cinquième année d’exploitation, les affaires marchent moins bien et la petite entreprise de Sonia ne peut plus suivre. Ses concurrents sont de plus en plus nombreux et son chiffre d’affaire chute, si bien qu’il ne permet plus de rémunérer plusieurs personnes. Son mari décide alors de trouver un autre travail, et la salariée qu’ils avaient embauché à leurs débuts est contrainte de partir.

Le salaire de son mari leur permettant de vivre confortablement malgré tout, Sonia persévère : « les affaires iront mieux, il suffit d’attendre ». Mais quelques mois plus tard, Sonia est victime d’un grave accident de voiture. Elle tient à garder ouvert son magasin, mais l’accident a fortement réduit ses capacités de travail : elle n’ouvre son commerce qu’un jour par semaine, ce qui ressent sur son chiffre d’affaire, qui ne dépasse même pas les 10 000 € par an.

Cette situation dure le temps de sa rééducation, soit plus de deux ans.

… sous réserve de respecter des conditions strictes !

Financièrement à bout de souffle, Sonia est finalement placée en liquidation judiciaire. Sa seule consolation est d’avoir droit au chômage.

Elle se tourne alors vers Pôle-emploi … qui lui adresse une lettre de refus sous prétexte qu’elle ne remplit pas les conditions nécessaires à l’octroi de l’allocation chômage des travailleurs indépendants ! Dans sa lettre, Pôle-emploi lui explique que son chiffre d’affaire des 2 derniers exercices n’est pas suffisant. Il est notamment nécessaire que l’activité non salariée ait généré au minimum 10 000 € par an sur les 2 dernières années qui ont précédé la cessation.

Sonia est dépitée. Elle était persuadée que l’ATI était octroyée presque automatiquement, un peu à la manière d’un salarié qui se fait licencier. Elle s’en veut de ne pas avoir regardé les conditions d’accès au chômage plus en détail.

Elle parle alors de ses malheurs à son amie Estelle.

L’intérêt de l’assurance chômage du dirigeant

Estelle s’est retrouvée dans la même situation que Sonia il y a quelques mois, et se sent concernée par sa situation.

« Moi, j’avais eu connaissance de tous ces problèmes par des personnes de mon entourage. Je savais que l’accès à l’ATI était soumise à des conditions très strictes. Je n’ai pas souhaité prendre de risque ».

Estelle a alors souscrit une assurance volontaire contre le risque chômage. Lorsque son entreprise a été liquidée, elle a touché un revenu équivalent à environ 70 % de son ancien revenu net professionnel pendant 18 mois, net d’impôt. Cette ressource a facilité sa reconversion et lui a permis de se retourner, le temps de suivre une formation diplômante.

« Il y a quelques assureurs qui proposent ce type de garanties sur le marché. Bien sûr, ce type d’assurance a un coût mais il peut valoir le coup », conclut-elle.

Morale de l'histoire

DIRIGEANT ET CHÔMAGE PEUVENT FAIRE BON MÉNAGE, MAIS L'ASSURANCE DU CHEF D'ENTREPRISE ÉVITE LES MAUVAISES SURPRISES

Cet article issu de Previssima.fr est soumis au droit d'auteur, protégé par un logiciel anti-plagiat. Toute reproduction, rediffusion ou commercialisation totale ou partielle du contenu, sans l’autorisation expresse de la société Previssima, est interdite. Les informations diffusées sur Previssima.fr (hors forum, commentaires et annuaire) sont toutes vérifiées par un service juridique spécialisé. Toutefois, Previssima ne peut garantir l'exactitude ou la pertinence de ces données. L'utilisation des informations et contenus disponibles sur l'ensemble du site ne peuvent en aucun cas engager la responsabilité de Previssima.