Jules est tombé du pommier… puis dans les pommes en découvrant sa rente d’invalidité

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CONCERNE : Artisan-Commerçant | Dirigeant non-salarié | Sans activité

Jules est menuisier. Son métier comporte des risques de blessures très importants, il le sait. Voilà pourquoi, il est toujours très prudent lorsqu'il exerce son activité.

Ce dimanche, Jules est dans son jardin. Il profite du beau temps pour cueillir des pommes. L’une d’elle n’est pas facilement accessible mais Jules décide de la cueillir quand même et perd l’équilibre sur son échelle. Il tombe...mais mal. 

La faiblesse des régimes obligatoires…

L’accident est banal mais la sentence est lourde : invalidité supérieure à 66 %. Deux fractures ouvertes sur la jambe et trois sur le bras, côté droit. De fils en aiguilles, avec plusieurs coutures, et des arrêts de travail renouvelés, Jules apprend à 50 ans qu’il est invalide avec un accès à l’emploi restreint substantiellement et durablement. En clair, il ne travaillera plus.

Appuyé sur ses béquilles, il se rend à sa caisse professionnelle pour valider le montant de sa rente d’invalidité. Il a reçu un document plus qu’alarmant sur la somme qui allait devenir ses revenus jusqu’à la liquidation de sa retraite : un montant équivalent à 50 % du revenu annuel moyen calculé sur la base des 10 meilleures années de cotisations et plafonné à 50 % du Plafond annuel de la Sécurité sociale (soit 20 262 € en 2019).

Son régime obligatoire professionnel lui indique qu'il percevra 1655 par mois avant impôt, soit 25 % de son revenu d’activité.

…doit être compensée par des solutions de prévoyance facultatives.

Fort heureusement, lors de la création de son entreprise en 1995, Jules avait souscrit un contrat Madelin prévoyance incluant une rente d’invalidité.
Mais après, il a repoussé plusieurs rendez-vous de bilan proposés par son conseiller et il ne sait plus à présent comment il est protégé depuis au moins cinq ans. Les relevés de garanties reçus chaque année doivent se trouver chez son expert-comptable ou dans un dossier classé par son assistante.

Il décide de prendre rendez-vous avec son conseiller assureur.

Mais là, une mauvaise et une bonne surprise l’attendent :

« Une rente invalidité, en effet vous en obtiendrez une. Elle va se situer, compte tenu du niveau de garanties souscrit, aux environs de 1 220 € par mois », lui répond son assureur.

« Cela correspond à 20 % de mon revenu. Comment ai-je pu choisir un niveau de protection aussi faible  ? », rétorque Jules.

Le risque des petites économies sur les primes de prévoyance.

Son conseiller lui rappelle alors qu’il ne voulait pas à l’époque beaucoup cotiser « À l’origine, vous aviez fait un choix de protection des revenus correspondant à votre prévisionnel. Il est vrai que nous n’aurions pas pu mettre en place des garanties vous donnant une couverture globale, supérieure à votre revenu du travail. En plus, vous aviez défini un budget limité. Il aurait fallu remettre à niveau vos garanties au fur et à mesure que votre revenu évoluait… ».

Résultats des courses : Jules devra composer avec un revenu de 2 875 € au total, soit environ moitié moins que le revenu de ses meilleures années, celles où il pouvait exercer son métier. Et ce, jusqu’à la retraite !

« Et encore, si vous aviez été en invalidité partielle, votre rente aurait été encore plus faible. Vous auriez dû continuer à travailler à temps partiel. Enfin, le produit que je vous ai proposé prévoit une prise en compte de l’invalidité professionnelle liée à votre activité. Si tel n’avait pas été le cas, vous auriez peut-être dû exercer un autre métier et devoir continuer à travailler. Et puis votre rente sera revalorisée au fil des ans », conclut son conseiller.

Jules doit en plus s’estimer heureux. Après tout, il a fait des « petites » économies sur ses primes d’assurance.

Morale de l'histoire

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