Faire appel à la voyance, ou réaliser un bilan de prévoyance ?

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Faire un bilan de prévoyance, Martin, chef d’entreprise n’en a pas le temps, ni l’envie. Ce n’est pas faute pour son ami et conseiller en assurance, Patrice, de le lui proposer depuis 3 ans.

Patrice était présent au moment de la création de la société de Martin. À l’époque, il avait déjà insisté pour mettre en place un régime de prévoyance complémentaire, comprenant indemnités journalières et rente d’invalidité, sans oublier un capital décès pour protéger Claire, l’épouse de Martin et leurs deux enfants.

Depuis, Martin et Patrice ne se sont pas revus pour aborder le sujet malgré les relances incessantes de ce dernier par téléphone. Pour convaincre son ami, il lui vient alors l’idée de s’adresser directement à Claire. Celle-ci l’écoute attentivement puis impose à son mari un rendez-vous avec Patrice.

Un arrêt sur image nécessaire : et si tu avais disparu hier ?

Le jour J, ce dernier dresse à Martin un bilan de sa protection sociale tenant compte des garanties de son régime obligatoire et des couvertures de son contrat dans l’entreprise. Il lui fait remarquer d’emblée que son revenu a augmenté de 20 % par an depuis son installation et que le niveau des assurances devrait être revu à la hausse.  

En effet, en cas de décès, deux années de revenu sont prévues ainsi qu’une rente éducation et de conjoint représentant 9 % de son revenu annuel. Le capital décès s’élève à 26 %, soit 3 mois de son revenu actuel. Il aurait mieux valu que son épouse ne le sache pas...

Mais la partie n’est pas gagnée. Patrice sait qu’il aura du mal à convaincre Martin d’augmenter son capital décès, beaucoup trop faible au regard de sa situation familiale. Il connait les arguments que son ami n’a pas cessé de lui opposer jusque là par téléphone. «Claire travaille, elle pourra subvenir à ses besoins et à ceux de nos enfants. Les emprunts sont assurés, ils seront remboursés. Ses parents pourront l’aider. Je dois faire attention à mon budget d’assurance...».

Quelles ressources mettre en face de quels besoins ?

Patrice, avec le soutien de Claire, commence par demander à Martin d’imaginer la situation financière de sa famille, s’il devait décéder subitement. 

Le capital versé sert à régler les divers frais d’obsèques, de successions et à assurer l’équivalent du revenu pendant 3 mois.

Sa belle mère doit intégrer une maison de retraite médicalisée avec un coût de 2 500 € par mois pour un revenu de 1 200 € par mois. Claire doit financer la différence.

Ses enfants ont atteint l’âge des études supérieures avec un coût mensuel pour les deux de 2 000 €. Claire doit alors vendre rapidement les deux studios qu’ils ont achetés et loués pour leur retraite.

Puis Claire arrive à l’âge de la retraite, un des enfants n’a pas de travail. Elle constate qu’elle perd 40 % de son revenu d’activité, y compris avec la part de la réversion, moindre du fait de sa disparition ».

Au fur et à mesure que Patrice fait son exposé, les épaules de Martin se voutent. Il termine quasiment plié en deux sans oser regarder sa femme. Celle-ci prend la parole pour demander : « et dans ces conditions que faire » ?

Revoir les couvertures d’assurance et préparer la transmission du patrimoine.

Patrice est satisfait. Il sait que la présence de l’épouse de Martin va permettre d’accélérer la prise de conscience de celui-ci. Il déroule alors ses préconisations à savoir :

  • Instaurer une cotisation sur la tranche C à son régime obligatoire de prévoyance. Avec un rapport coût/prestation intéressant et sans questionnaire de santé. Martin augmentera ainsi le capital décès, la rente de conjoint, la rente éducation, et aussi la rente d’invalidité
  • Majorer le capital décès en souscrivant une garantie complémentaire en vue d’assurer au moins 4 années de revenu. Martin ne pourra pas être assuré pour un décès survenant des suites de son cholestérol déclaré cette année. Il faut faire une exclusion. Mais il vaut mieux être assuré pour tout sauf ça, que pas du tout ! Ceci pour un coût supplémentaire de 700 € par an, soit 1.2% de son revenu annuel
  • Prendre un rendez-vous avec son notaire en vue de faire une évaluation croisée des droits de successions pour Claire et les enfants. Des solutions existent pour les limiter : donations, démembrements de propriété, contrats de capitalisation, contrat de mariage… Un bon professionnel ingénieur patrimonial peut apporter des éclairages intéressants

Poussé par Claire, Martin se laisse convaincre. « Si j’étais parti hier, cela aurait été la catastrophe », admet-il.

« Parler de sa succession n’a jamais fait mourir plus vite », lui répond Patrice. « D’ailleurs, ce serait bien de prévoir un prochain rendez-vous pour parler de la retraite car, si cela peut te rassurer, ceux qui arrivent vivants à la retraite sont les plus nombreux », conclut-il.

Morale de l'histoire

S’ASSURER EN CAS DE COUP DUR PROTÈGE SA FAMILLE POUR LE FUTUR

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