Comment faire le diagnostic de l'hypertension artérielle ?

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L’Assurance maladie met en place des programmes de prévention santé. Parmi eux, une prévention en faveur du diagnostic de l’hypertension artérielle.

L’hypertension artérielle se traduit par une élévation durable de la pression artérielle au-dessus de 140/90 mmHg, même au repos.

L’hypertension artérielle constitue le facteur de risque le plus important des maladies cardiovasculaires.

Qu'est-ce que la tension (ou pression) artérielle ?

Lorsque le cœur bat, il pompe du sang dans les artères pour apporter de l'oxygène et de l'énergie aux différents tissus du corps.

La pression artérielle est la force exercée par le flux sanguin dans la paroi des artères lorsque le cœur se contracte. Cette pression ou tension artérielle est mesurable au moyen d’un appareil appelé tensiomètre et s’exprime en millimètres de mercure (mmHg) ou en centimètres de mercure (cmHg).

La pression artérielle s’exprime par deux valeurs :

  • La tension systolique : correspond à la pression produite dans les artères lorsque le coeur se contracte (systole) et propulse le sang dans les vaisseaux. C’est la pression maximale du sang 
  • La tension diastolique : correspond à la pression produite dans les artères au moment où le cœur se dilate et se remplit, entre chaque contraction du cœur. C’est la pression minimale du sang

En France, la pression artérielle est considérée comme normale si elle est inférieure ou égale à 120/80 mmHg, soit 12/8 cmHg.

Qu'est-ce que l'hypertension artérielle (HTA) ?

L’hypertension artérielle (HTA) se traduit par une élévation trop importante de pression dans les artères, et cela même au repos.

On parle d’hypertension artérielle si au cours de 3 consultations successives sur une période de 3 à 6 mois, le médecin mesure une :

  • Pression artérielle systolique : ≥ 140 mmHg

OU

  • Pression artérielle diastolique : ≥ 90 mmHg

Plusieurs paramètres peuvent entraîner une variation de la pression artérielle :

  • La position : allongé ou debout
  • En fonction du stress et des émotions
  • L’activité physique

En outre, chez certains patients la pression artérielle peut être élevée uniquement lorsque la mesure est faite par leur médecin traitant : on parle de « l’effet blouse blanche ».

Pour affiner le diagnostic d’HTA et éviter d’instaurer un traitement antihypertenseur inutile, l’Assurance maladie met gratuitement à disposition des praticiens, un appareil d’automesure tensionnelle (AMT). Le médecin peut alors demander à son patient de contrôler sa tension artérielle à domicile en lui prêtant l’AMT durant trois jours.

Le patient doit mesurer sa pression artérielle en position assise, au calme après quelques minutes de repos, comme suit :

  • 3 fois le matin avant le petit-déjeuner
  • 3 fois le soir avant le coucher
  • 3 jours consécutifs

Quelles sont les causes de l'hypertension artérielle ?

Généralement, aucune cause n’explique l’apparition d’une HTA ; c’est pour cela qu’on parle d’hypertension artérielle « essentielle ». Néanmoins certains facteurs peuvent favoriser son développement :

  • Une mauvaise hygiène de vie : alimentation riche en sel, pauvre en fruits et légumes, consommation excessive d’alcool et de tabac, surpoids, stress, etc.
  • L’âge : le risque d'hypertension artérielle augmente avec l’âge
  • L’origine ethnique : les Antillais et les personnes originaires d’Asie du sud sont plus susceptibles de développer une hypertension artérielle
  • Les antécédents familiaux d’HTA

Il existe des cas rares (10 %) d’hypertension « secondaire », c’est-à-dire, une HTA liée à une affection des reins, des glandes surrénales ou de la thyroïde. Dans ces cas, le traitement de la maladie permet de faire baisser la pression artérielle.

Quels traitements en cas d'hypertension artérielle ?

Dans le cadre du traitement contre l’HTA, le médecin traitant ou le cardiologue peut conseiller à son patient de respecter certaines mesures hygiéno-diététiques : manger équilibré, limiter sa consommation de sel et d’alcool, faire du sport, arrêter des fumer, etc.

Lorsque ces mesures ne permettent pas de faire baisser la pression artérielle, un traitement médicamenteux est mis en place. L’objectif du traitement est de faire descendre la tension artérielle sous 140/90 mmHg.

Le choix du traitement est adapté à chaque patient et peut consister en une association de plusieurs médicaments permettant l’obtention d’une baisse optimale de la pression artérielle.

Il existe 5 classes de médicaments visant à réduire l’HTA :

  • Les diurétiques thiazidiques : ils agissent sur les reins et favorisent l’élimination de l’eau et du sel présents dans le sang
  • Les bêta-bloquants : ils ralentissent la fréquence cardiaque et abaissent pression que le sang exerce sur la paroi des artères
  • Les inhibiteurs calciques : ils facilitent le relâchement des artères
  • Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) : ils empêchent la formation de l’angiotensine II, une protéine responsable de la contraction des vaisseaux sanguins et de l’augmentation de la pression artérielle.
  • Les antagonistes des récepteurs à l’angiotensine II (ARA II) : ils bloquent l’action de l’angiotensine II. Comme les IEC, les ARA II régulent la tension artérielle en diminuant la contraction des vaisseaux

Pour mettre en place le traitement le plus adapté, le médecin peut demander à son patient d’effectuer une automesure tensionnelle à domicile.

À NOTER

Depuis le 27 juin 2011, l’hypertension artérielle sévère étant considérée comme un facteur de risque et non une pathologie avérée, a été retirée de la liste des affections longue durée (ALD). Les médicaments antihypertenseurs ne sont donc plus pris en charge à 100 % (sauf si les antihypertenseurs sont prescrits dans le cadre d’une ALD exonérante telle que le diabète ou une maladie cardiovasculaire).

Quelle est la durée du traitement contre l'HTA ?

L’hypertension ne disparaît pas définitivement. Le patient est donc amené à prendre un traitement médicamenteux à vie. 

En cas d'arrêt du traitement, la tension artérielle remonte rapidement. Pour éviter les complications liées à son HTA, le patient a donc tout intérêt à poursuivre son traitement médical.

 

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