Versement santé : les montants de référence pour 2026 sont connus
Certains salariés peuvent refuser la mutuelle d’entreprise obligatoire et bénéficier, à la place, d’une aide financière versée par l’employeur : le versement santé, aussi appelé chèque santé.
Un arrêté publié au Journal officiel du 13 janvier 2026 revalorise les montants servant à son calcul pour l’année 2026. Zoom.
À quoi sert le versement santé ?
En principe, tous les salariés doivent être couverts par la mutuelle collective obligatoire mise en place par l’employeur.
Toutefois, la loi prévoit des cas de dispense de droit, notamment pour :
- Les salariés en CDD ou en contrat de mission de 3 mois ou moins ;
- Les salariés à temps partiel travaillant 15 heures par semaine ou moins.
Dans ces situations, le salarié peut conserver sa complémentaire santé individuelle, à condition qu’elle soit dite responsable, et recevoir de son employeur une aide financière : le versement santé.
Comment est calculé le versement santé ?
Le versement santé est versé chaque mois par l’employeur. Son montant dépend :
- D’un montant de référence, correspondant en principe à la part de cotisation que l’employeur aurait payée si le salarié avait adhéré à la mutuelle obligatoire de l’entreprise ;
- D’un coefficient de majoration, destiné à tenir compte de l’absence de portabilité des droits.
Les coefficients applicables sont :
- 105 % pour un salarié en CDI ;
- 125 % pour un salarié en CDD ou en contrat de mission.
Les nouveaux montants de référence pour 2026
Lorsque la contribution de l’employeur ne peut pas être déterminée, un montant forfaitaire minimal, fixé chaque année par arrêté, s’applique.
Pour 2026, hors cas de proratisation (exemple : temps partiel), ce montant est porté à :
- 22,27 € par mois (contre 21,50 € en 2025) ;
- 7,44 € par mois pour les salariés relevant du régime local d’Alsace-Moselle (contre 7,18 € en 2025).
Le montant utilisé pour le calcul du versement santé ne peut jamais être inférieur à ces seuils, même après proratisation.
EXEMPLE
Un salarié en CDI à temps partiel travaille 60 heures par mois.
Dans l’entreprise, la participation de l’employeur à la mutuelle collective est fixée forfaitairement à 30 € par mois pour un temps plein.
Comme le salarié est à temps partiel, ce montant doit être proratisé :
- Montant de référence proratisé :
30 € × 60 h / 151,67 h = 11,87 €
Ce montant est bien supérieur au minimum légal, qui s’élève à :
- 22,27 € × 60 h / 151,67 h = 8,81 €
Le montant retenu est donc 11,87 €.
Pour un salarié en CDI, le versement santé correspond à 105 % de ce montant :
- Versement santé mensuel :
11,87 € × 105 % = 12,46 €
L’employeur devra donc verser 12,46 € par mois au salarié au titre du versement santé.
Temps partiel et contrats courts : un dispositif parfois obligatoire
Dans certains secteurs, le versement santé peut aller plus loin. Un accord de branche, ou à défaut un accord d’entreprise (si la branche l’autorise), peut prévoir que le versement santé constitue la seule modalité de couverture santé collective pour :
- Les salariés à temps partiel, dans la limite de 15 heures hebdomadaires ;
- Les salariés en CDD ou en mission dont la durée n’excède pas 3 mois.
En l’absence d’accord collectif, l’employeur peut également mettre en place ce dispositif par décision unilatérale.