Vaccin contre le papillomavirus : le remboursement étendu jusqu’à 26 ans
Depuis le 12 décembre 2025, le vaccin Gardasil 9 contre les infections à papillomavirus humains (HPV) est désormais remboursé par l’Assurance Maladie pour tous les jeunes femmes et hommes âgés de 11 à 26 ans, marquant un élargissement significatif du dispositif de prévention contre ces infections très fréquentes. Focus.
Une prise en charge élargie
Jusqu’ici, seuls les jeunes jusqu’à 19 ans pouvaient bénéficier du remboursement du vaccin. Désormais, les 11-26 ans non vaccinés entre 11 et 14 ans peuvent se faire vacciner, avec une prise en charge par l’Assurance maladie à hauteur de 65 %. Les campagnes scolaires dans les collèges restent elles remboursées à 100%.
L’objectif : permettre à ceux qui ont manqué la vaccination initiale de se protéger contre les HPV, responsables de plusieurs milliers de cancers chaque année.
Trois doses pour une protection complète
Le schéma vaccinal reste simple : une première dose, une deuxième deux mois plus tard, et une troisième six mois après.
Le Gardasil 9 peut être prescrit et administré par les médecins, sages-femmes, infirmiers et pharmaciens, ce qui facilite l’accès pour les jeunes adultes. Depuis 2017, ce vaccin est le référent pour toute nouvelle vaccination, et il n’est pas interchangeable avec les vaccins antérieurs. Autrement dit, toute vaccination commencée avec un autre vaccin doit être poursuivie avec le même produit.
Pourquoi se faire vacciner contre le HPV ?
Les HPV sont très fréquents au début de la vie sexuelle. La plupart du temps, le virus est éliminé naturellement par l’organisme, mais il reste à l’origine d’environ 6 400 nouveaux cancers en France chaque année, dont 3 000 cancers du col de l’utérus, et de 35 000 lésions précancéreuses.
La vaccination, idéalement entre 11 et 14 ans selon les recommandations de la HAS, resterait le moyen le plus efficace de prévention et contribuerait à limiter la propagation des virus.
L’élargissement du remboursement jusqu’à 26 ans vise à renforcer la couverture vaccinale et à encourager la prévention chez les jeunes adultes. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie gouvernementale plus large de lutte contre les cancers et de promotion de la vaccination comme outil majeur de santé publique.