Une proposition de loi socialiste souhaite ouvrir le droit au RSA aux plus de 18 ans

PUBLIÉ LE :
Une proposition de loi socialiste souhaite ouvrir le droit au RSA aux plus de 18 ans
senat.fr

Une proposition de loi a été déposée par le sénateur PS de la Somme, Rémi Cardon appelle à ouvrir le droit au revenu de solidarité active (RSA) aux jeunes à partir de 18 ans.

Selon l’exposé des motifs, il y aurait actuellement en France « 1,5 million de jeunes qui vivent en situation de pauvreté ». La crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 a contribué à accentuer la précarité de cette population.

« Accorder aux citoyens majeurs et mineurs émancipés ce droit social élémentaire garantit que l'État ambitionne réellement de tous les accompagner, sans distinction d'âge, vers l'emploi et l'insertion sociale. Cela permettrait enfin la mise en place d'un filet de sécurité social minimal accessible à l'ensemble des citoyens », peut-on notamment lire.

Selon Rémi Cardon, l’ouverture de « droits nouveaux dès 18 ans » permettrait « d'aligner la majorité sociale sur la majorité légale ».

Pour l’heure, seuls les jeunes « âgé[s] de plus de vingt-cinq ans ou assum[ant]la charge d'un ou plusieurs enfants nés ou à naître » (1° de l’article L262-4 du Code de l'action sociale et des familles) ou encore, ayant travaillé durablement, peuvent accéder à la prestation.

Pour l’heure, l’Exécutif fait la sourde oreille à une généralisation du RSA aux moins de 25 ans. Ainsi, invité sur le plateau de BFM-TV le vendredi 15 janvier, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance semblait peu enclin à l’idée d’élargir le droit à la prestation aux jeunes dès 18 ans. « Je pense que ce n'est pas une bonne politique », avait-il expliqué, ajoutant : « on construit sa vie par l'emploi que vous trouvez, par l'engagement que vous avez dans votre profession, c'est ça qui vous fait grandir […]. A 18 ans, ce qu'on veut, c'est une rémunération de son travail, pas une allocation ».

Il a en revanche insisté sur la nécessité d'apporter « des aides particulières aux jeunes qui sont les plus en difficulté » et de « poursuivre les politiques engagées sur le soutien aux apprentis ». « Notre politique, c'est de mettre de l'argent là où cela permet à un jeune de trouver un emploi », avait-il conclu.

La proposition de loi au Sénat a finalement été rejetée par le Sénat dans la nuit de mercredi à jeudi avec 93 voix pour et 232 voix contre.

Cet article issu de Previssima.fr est soumis au droit d'auteur, protégé par un logiciel anti-plagiat. Toute reproduction, rediffusion ou commercialisation totale ou partielle du contenu, sans l’autorisation expresse de la société Previssima, est interdite. Les informations diffusées sur Previssima.fr (hors forum, commentaires et annuaire) sont toutes vérifiées par un service juridique spécialisé. Toutefois, Previssima ne peut garantir l'exactitude ou la pertinence de ces données. L'utilisation des informations et contenus disponibles sur l'ensemble du site ne peuvent en aucun cas engager la responsabilité de Previssima.