Travailler plus ou avoir plus de temps libre ? 7 Français sur 10 sont sûrs de leur choix

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Travailler plus ou avoir plus de temps libre ? 7 Français sur 10 sont sûrs de leur choix

Après avoir plébiscité l’équilibre vie pro/perso au sortir de la crise sanitaire, les Français placent aujourd’hui le pouvoir d’achat au premier rang de leurs priorités.

Le choix du portefeuille

Éternel débat : les Français préféreraient-ils avoir plus de temps libre ou, au contraire, y renoncer pour travailler davantage et booster leur pouvoir d’achat ? Au-delà de toute considération idéologique - forcément biaisée par les opinions politiques de chacun -, il est instructif de demander directement l’avis des premiers concernés. C’est ce qu’a fait l’IFOP dans une étude pour la fondation Travailler autrement. Publiée mercredi 17 juin, elle révèle que près de 67 % des salariés du secteur privé préfèrent gagner davantage plutôt que de bénéficier d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Inflation et arbitrage : le grand retour de la valeur travail

Cette préférence pour le salaire au détriment du temps libre marque un net revirement par rapport aux années post-Covid. A l’époque, c’est-à-dire en 2022, une majorité d’actifs (61 %) privilégiait encore le temps libre.

Mais n'allez pas penser que le revirement actuel soit du uniquement au « plaisir d’aller travailler ». La réalité est comme toujours plus grise et l’étude révèle que nombreux Français ont l’impression que le travail permet de moins en moins d’améliorer leur niveau de vie. L’envie de travailler plus est donc plus une envie qu’un besoin… sauf pour les cadres.

Avec un salaire moyen net de 3 368 € par mois, près de la moitié (49 %) d’entre eux se disent prêts à échanger une partie de leur rémunération contre davantage de temps libre. À l’inverse, les ouvriers et employés, avec des revenus plus modestes (environ 1 846 € nets), restent majoritairement attachés à l’augmentation de salaire. Donc à la nécessité d’aller travailler.

Inégalités de salaires : le sexe et la taille de l'entreprise pointés du doigt

Derrière cette volonté globale de gagner plus se cachent pourtant de profondes disparités de revenus, que l'étude met une nouvelle fois en lumière. Le premier fossé, persistant, concerne l'écart de rémunération entre les sexes : le salaire net mensuel moyen s'élève à 2 508 euros pour les hommes, contre seulement 2 093 euros pour les femmes. Une différence de taille qui rappelle que le pouvoir d'achat reste une bataille plus difficile à mener pour les travailleuses.

Par ailleurs, l'enquête révèle une autre fracture majeure, cette fois-ci liée à la structure de l'employeur. Le grand écart salarial se joue entre les extrêmes du tissu économique :

  • Un écart de près de 700 euros est constaté entre le salaire moyen d'un employé de très petite entreprise (TPE) et celui d'un salarié d'un grand groupe.

Avantages : salariés et entreprises ne parlent pas le même langage

Les salariés privilégient avant tout les augmentations de salaire ou le 13e mois pour se sentir fidélisés (22 %). Les entreprises, de leur côté, misent davantage sur les primes, bonus et gratifications variables (28 %). Le temps de travail et l’organisation (RTT, semaine de 4 jours) restent toutefois un terrain d’entente important.

Les grandes entreprises disposent aussi d’un avantage concurrentiel clair grâce à des dispositifs supplémentaires (intéressement, participation, titres-restaurant, mutuelle familiale), souvent absents dans les plus petites structures.

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