Taux de crédits immobiliers : pourquoi mars augure des perspectives intéressantes… pour certains profils

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Taux de crédits immobiliers : pourquoi mars augure des perspectives intéressantes… pour certains profils

En ce mois de mars 2026, certains établissements bancaires amorcent un ajustement de leurs grilles tarifaires à la baisse. Si cette évolution apporte un souffle d'optimisme sur le marché, elle ne profite pas encore de manière uniforme à tous les emprunteurs. Qui pourra en profiter ? Voici quelques éléments de réponse.

Le printemps de l’immobilier sera-t-il au rendez-vous ?

Le « printemps de l’immobilier », traditionnellement favorable aux crédits immobiliers, va-t-il se confirmer cette année ? Cela pourrait bien être le cas… à condition d’avoir le bon profil. Après un point bas à 3,06 % au printemps 2025, les taux d’intérêt ont connu une lente mais sensible remontée, pour atteindre aujourd’hui environ 3,20 % pour un crédit sur 15 ans et 3,35 % sur 20 ans.

Rien de suffisamment brutal pour bouleverser le marché pour le moment. Mais cette évolution reste surveillée de près, car elle pourrait peser sur le dynamisme des ventes immobilières dans les mois à venir. Depuis le début de l’année, les banques semblent toutefois desserrer légèrement les robinets du crédit, en particulier pour certains profils jugés plus attractifs.

Une concurrence bancaire exacerbée par la saisonnalité

Commençons par rappeler un point central : le printemps est la période où le volume de crédits octroyés est le plus élevé. Dans ce contexte de forte concurrence, les banques redoublent d’efforts pour capter de nouvelles parts de marché, notamment les primo-accédants.

Selon les analyses de courtiers spécialisés comme Pretto ou MySweet'Immo, les stratégies divergent selon les enseignes, créant un marché à plusieurs vitesses.

« Nous ne sommes pas dans une phase de hausse ou de baisse généralisée. Chaque banque ajuste sa grille en fonction de ses objectifs commerciaux, de ses volumes et des profils qu’elle souhaite capter. Le marché est extrêmement piloté », analyse Pierre Chapon, CEO et cofondateur de Pretto.

Cette disparité est flagrante lorsque l'on observe les mouvements récents :

  • Le Crédit Agricole Île-de-France a ainsi choisi de relever certains taux de 0,10 point.
  • À l'inverse, LCL a abaissé plusieurs barèmes de 0,10 à 0,20 point, tandis que La Banque Postale et la Société Générale préparent des baisses respectives de 0,20 et 0,10 point.

Si vous souhaitez obtenir les meilleures conditions, c’est donc surtout en coulisses, lors de la négociation finale, que les écarts se creusent.

Des opportunités pour les primo-accédants… sous conditions

« Les banques visent Monsieur-Tout-le-monde, les primo-accédants et la classe moyenne », poursuit Pierre Chapon. Après avoir été largement évincés de l’accès au crédit immobilier lors de la forte remontée des taux entre 2022 et 2023, les primo-accédants seraient donc bien parmi les premiers à bénéficier de conditions plus favorables à l’approche du printemps immobilier.

Plutôt que de baisser l’ensemble de leurs barèmes, les banques préfèrent souvent accorder des décotes ponctuelles ou proposer des enveloppes bonifiées pour certains dossiers. Mais encore faut-il présenter un dossier solide.

Si vous envisagez un achat immobilier dans les prochains mois, plusieurs éléments seront particulièrement scrutés par les établissements prêteurs :

  • Des comptes bancaires bien tenus, avec peu ou pas de découverts ;
  • Une gestion financière stable, sans transactions jugées risquées (sites de paris en ligne par exemple) ;
  • Un niveau d’endettement maîtrisé et peu de crédits en cours.

Dans ce segment très concurrentiel des primo-accédants, le diable se cache souvent dans les détails pour les établissements prêteurs.

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