Suppression des APL, gel du RSA, hausse des impôts : le Gouvernement clarifie sa position
Plusieurs mesures présentées ces derniers jours comme des pistes d’économies pour le budget 2027 ont fait réagir. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a toutefois tenu à mettre les choses au clair : aucune de ces mesures n’est, à ce stade, actée par le Gouvernement.
Ce qui est formellement exclu par Matignon
Via une prise de parole catégorique sur la plateforme X, le chef du gouvernement a balayé d'un revers de main plusieurs hypothèses qui ont alimenté le débat public ces dernières semaines. « Tout cela est faux », a-t-il indiqué de façon très ferme. Il a ainsi voulu clarifier certains points :
- Maintien des APL pour les étudiants : alors qu'un récent rapport recommandant d'intégrer les revenus parentaux dans le barème d'attribution avait déclenché un vent de panique chez les syndicats étudiants, Matignon assure qu'aucune suppression ou refonte punitive n'est au programme.
- Pas de gel des minima sociaux : le RSA tout comme le minimum vieillesse ne feront pas l'objet d'un blocage de leurs montants.
- Stabilité fiscale préservée : l'exécutif écarte toute revalorisation ou hausse directe de l'impôt sur le revenu.
- Sauvegarde des niches du quotidien : la remise en cause des crédits d'impôt liés aux services à la personne est elle aussi démentie.
L'équation complexe de la dette publique
« Critiquer les décisions du gouvernement est légitime. En inventer pour inquiéter les Français ne l'est pas », a martelé Sébastien Lecornu, rappelant que les arbitrages définitifs ne seront présentés qu'à l'automne devant le Parlement. Le gouvernement se prépare en effet à une rentrée sous haute tension : préparer un budget 2027 particulièrement délicat alors que les finances publiques restent sous pression.
Sébastien Lecornu a lui-même qualifié fin juillet la situation de la dette et du déficit de « préoccupante, grave même ». Il s’était également montré peu optimiste quant à la possibilité de ramener le déficit public à 5 % du PIB en 2026. « Les véritables décisions seront annoncées lorsqu’elles auront été prises, en transparence » promet ainsi le chef du gouvernement.