Suicide, addictions, renoncement aux soins : Agnès Buzyn face aux inquiétudes des jeunes

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Suicide, addictions, renoncement aux soins : Agnès Buzyn face aux inquiétudes des jeunes
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Le dispositif d’études #Moijeune, créé en mars 2016 à l’initiative du site web d’information 20minutes.fr, en partenariat avec l’institut de sondage OpinionWay, s’adresse aux jeunes âgés de 18 à 30 ans.

La communauté, forte de plus de 5 000 membres, est régulièrement interrogée par sms et de façon anonyme, sur des thématiques variées telles que le travail, la politique, le sport ou encore, les réseaux sociaux.

La dernière enquête s’est intéressée à la santé des jeunes. Sur le sujet, 6 jeunes de la communauté ont pu, jeudi dernier, interroger Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé. Suicide des jeunes, addictions, déserts médicaux, renoncement aux soins, etc., retour sur les principaux sujets abordés.

La suicides des jeunes : une préoccupation majeure

Alors que le suicide constitue la seconde cause de mortalité chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, Agnès Buzyn a avoué que la question des besoins en santé mentale n’a pas été « assez anticipé[e] », d’autant que les centres médico-psychologiques sont débordés, ce qui ne facilite pas la prise en charge.

La ministre a toutefois annoncé que des expérimentations ont été lancées :

  • Ecoute’Emoi : ce dispositif expérimenté dans 3 régions, s’adresse aux jeunes de 11 à 25 ans en situation de souffrance. Ils peuvent consulter un psychologue et bénéficier d’un remboursement.
  • VigilanS : ce dispositif s’adresse aux jeunes ayant fait une tentative de suicide. L’expérimentation réalisée dans la région Nord-Pas-de-Calais ayant donné de bons résultats, elle sera déployée sur l’ensemble du territoire. Dans le détail, l’équipe VigilanS, constituée notamment de psychiatres, offre un accompagnement au patient rentré chez lui après une tentative de suicide

Par ailleurs, le ministère de la Santé souhaite « former les étudiants aux premiers gestes de secours en santé mentale, pour qu’ils soient en capacité de soutenir et d’orienter vers un lieu d’écoute un jeune qui va mal ».

Addictions : 89 % des jeunes se sentent plutôt bien informés

Si Agnès Buzyn rappelle que l’augmentation des prix concernant l’alcool et le tabac « semble efficace pour les jeunes », elle avoue que sur le plan des addictions en matière de drogues douces et dures, l’action de l’État est « beaucoup plus compliqué[e] », parce que ces produits se vendent à travers des circuits parallèles. Alors que près de 1 sondé sur 5 déclare avoir touché aux drogues dures et 62 % aux drogues douces, la ministre rappelle son soutien aux associations qui œuvrent au sein des soirées et des festivals.

En outre, Agnès Buzyn voit dans le service sanitaire, un « formidable » outil pour la prévention contre les addictions : « progressivement, tous les étudiants en santé vont faire de la prévention pendant trois mois dans les écoles, universités, entreprises et sont formés pour cela ».

Comment lutter contre les déserts médicaux ?

La ministre l’assure : « jusqu’en 2025, on aura un manque de médecins en France, et il n’y a pas moyen d’en faire venir d’autres car c’est un problème européen ». Au lieu de mettre en place des mesures coercitives pour lutter contre les déserts médicaux (obligation d’installation en zone sous-dotée, etc.), le gouvernement a pris le parti de :

Etudiants : difficultés financières et renoncement aux soins

Alors que de 46 % des 18-30 ans interrogés ont déjà renoncé à se faire soigner pour des raisons financières, Agnès Buzyn a dévoilé les mesures gouvernementales permettant de faciliter aux jeunes, l’accès aux soins :

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