Plus de 1 million de demandeurs d’emploi devraient être impactés par la réforme de l’assurance-chômage

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Plus de 1 million de demandeurs d’emploi devraient être impactés par la réforme de l’assurance-chômage
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Selon les prévisions de l’Unedic basées sur le projet de décret relatif à la réforme de l’assurance-chômage, 1,15 million de chômeurs devraient être défavorablement impactés par la modification de la règle de calcul du salaire journalier de référence (SJR). C’est donc bien plus que les 800 000 allocataires impactés annoncés par le Gouvernement.

Les conséquences de ce changement devraient rapidement se manifester ; en effet, d’après l’Unedic, les personnes ouvrant des droits au chômage entre le 1er juillet 2021 – date d’entrée en vigueur de la réforme – et le 30 juin 2022, percevront une allocation mensuelle amputée en moyenne de 17 % par rapport à celle qu’ils auraient perçue avec les règles d’indemnisation actuelles. Parmi eux, 365 000 personnes verront le montant de leur allocation mensuelle passer en moyenne de 885 € nets à 662 €. Toutefois, en contrepartie de cette baisse, la réforme prévoit d’allonger la période durant laquelle les chômeurs pourront bénéficier d’une indemnisation.

Pour rappel, la réforme de l’assurance-chômage prévoit que le SJR, duquel est déduite l’allocation, ne soit plus basé sur les jours travaillés au cours des 24 derniers mois mais prenne en compte tous les jours - y compris non travaillés - sur la période. Cela sera moins favorable à ceux qui alternent périodes de chômage et contrats courts. Selon le Gouvernement, il s’agit là d’un « enjeu d’équité » ; et pour cause, actuellement, le système est plus favorable à ceux qui alternent contrats courts et inactivité qu’à ceux qui travaillent en continu.

En novembre dernier, cette disposition avait été retoquée par le Conseil d’Etat au motif qu’elle était contraire au « principe d’égalité » entre allocataires. L’Exécutif a introduit un mécanisme de plancher afin de limiter les effets délétères pour les travailleurs précaires, en d’autres termes, pour éviter qu’ils perçoivent des revenus trop bas. Ainsi, outre la garantie d’une allocation minimale, le nombre de jours non travaillés pris en compte dans ce calcul sera plafonné à 13 jours non travaillés sur 30.

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