PLFSS 2022 : le Sénat vote un report de l’âge de départ à la retraite à 64 ans

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PLFSS 2022 : le Sénat vote un report de l’âge de départ à la retraite à 64 ans
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Dans le cadre de l’examen du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2022, le Sénat a voté, ce vendredi soir, un report progressif de l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans.

Alors que le Président de la République, Emmanuel Macron, avait annoncé dans son allocution télévisée du 9 novembre que les « conditions n’étaient pas réunies » pour relancer la réforme des retraites avant la fin du quinquennat, le Sénat, dominé par l’opposition de droite, a estimé qu’il y avait urgence à agir afin de résorber le déficit de la branche vieillesse. Pour rappel, lors de l’examen du PLFSS en 2020, les sénateurs avaient voté en faveur d’une report à 63 ans.

Dans le détail, un amendement au PLFSS a été adopté par 196 voix contre 134 ; il prévoit la tenue d’une conférence de financement réunissant les partenaires sociaux et chargée de formuler des pistes pour parvenir à l'équilibre financier des régimes de retraite à l'horizon 2030. A défaut d’accord, le texte prévoit l’entrée en vigueur, à compter du 1er janvier 2023, de certaines mesures dont le report progressif de l'âge d'ouverture des droits à la retraite à 64 ans à compter de la génération 1966, et une convergence des régimes spéciaux avant 2032.

« On ne peut continuer à procrastiner comme l'a fait le gouvernement pendant cinq ans », a abondé la rapporteure générale du texte, la sénatrice centriste de la Mayenne, Élisabeth Doineau. Pour sa part, le Gouvernement est défavorable à une telle mesure ; en effet, le secrétaire d’État chargé de l’Enfance et des Familles, Adrien Taquet, a déclaré : « réformer notre système de retraite implique de répondre à d’autres enjeux que la question financière, notamment des enjeux de simplicité, des enjeux de lisibilité, des enjeux d’équité […]. Une telle réforme ne peut être engagée qu’une fois la situation sanitaire totalement sous contrôle et doit être soumise à un intense débat démocratique », en d’autres termes, au moment de la présidentielle.

La réforme des retraites a été mise à l’arrêt en 2020 en raison de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19. Elle prévoyait notamment la mise en place d’un système de retraite universel par point, « où chaque euro cotisé donnerait les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé », mais aussi la suppression des régimes spéciaux ou encore, un minimum de pension fixé à 1 000 €.

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