Placements financiers : des frais en baisse… surtout pour les banques en ligne et les néobanques

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Placements financiers : des frais en baisse… surtout pour les banques en ligne et les néobanques

Moins visibles que la performance, les frais jouent pourtant un rôle clé dans la rentabilité d’un placement. Bonne nouvelle : ils continuent de reculer, sous l’effet de la concurrence et de l’essor des banques nouvelle génération.

Des frais en baisse, un levier clé pour la performance des placements

En matière d’investissements, chaque point de rendement compte. Les frais sont à ce titre un levier majeur de valorisation du capital, c’est pourquoi il faut les prendre en compte avec une très grande attention avant de choisir votre support d’investissement. Or, selon les dernières données de l’Autorité des marchés financiers (AMF), les coûts liés aux placements financiers poursuivent leur décrue en France.

Sur longue période, le mouvement est significatif : les frais annuels des fonds actions ont par exemple reculé d’environ 2,3 % à 1,3 % entre 2010 et 2025, soit une baisse de près de 40 %.

L’offensive de la gestion passive et des ETF

Le principal moteur de cette baisse réside dans le succès fulgurant des fonds indiciels cotés, plus connus sous le nom d’ETF (Exchange Traded Funds). En répliquant simplement un indice (comme le CAC 40 ou le MSCI World) plutôt qu’en cherchant à le battre via une sélection de titres coûteuse, ces supports affichent des frais de gestion structurellement plus faibles.

Cette concurrence « low-cost » force les gestionnaires de fonds actifs à ajuster leurs propres grilles tarifaires pour rester compétitifs. En 2025, les ETF n’ont prélevé en moyenne que 0,33 % de frais, contre 0,36 % en 2024.

ETF : le fonds côté qui révolutionne l’accès à la Bourse

Les banques en ligne et néo-banques : casseurs de prix ?

Les coûts liés aux ordres de Bourse évoluent peu d’une année sur l’autre. Dans le détail, les écarts de prix restent toutefois marqués selon le type d’intermédiaire. Pour un ordre de 1 000 euros sur un compte-titres, les grilles tarifaires observées début 2026 mettent en évidence trois positionnements distincts :

  • Les banques traditionnelles conservent les niveaux les plus élevés, avec des frais autour de 0,65 % ;
  • Les courtiers en ligne historiques se situent à un niveau intermédiaire, proche de 0,45 % ;
  • Les néo-brokers, plus récents sur le marché français, cassent les prix avec des frais proches de 0,15 %.

Au-delà des écarts de tarification, ces données rappellent surtout un point clé : tous les intermédiaires ne se valent pas, et la comparaison reste indispensable avant d’investir. La baisse globale des frais, notamment sur les fonds, ne doit pas faire oublier que le courtage demeure un coût bien réel.

C’est d’autant plus vrai pour les investisseurs actifs. À force de multiplier les ordres, même des frais unitaires modestes peuvent s’accumuler et rogner significativement la performance finale. Autrement dit, le niveau de frais affiché ne suffit pas : c’est leur impact dans la durée qui doit guider le choix de votre courtier.

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