PEA, compte-titres, assurance vie, Livret A… Où placer son argent en 2026 ?
La nouvelle année peut être l’occasion de mettre en place de bonnes résolutions financières. Que vous soyez un épargnant prudent ou plus aventureux, il existe aujourd’hui des solutions adaptées à tous les profils.
Une règle, en revanche, fait consensus : celle de la diversification. Un principe clé pour construire un portefeuille solide et durable.
Les placements comportant une part de risque
PEA ou compte-titres : accepter les cycles du marché pour viser le long terme
Il n’y a pas de secret : la bourse offre les meilleures perspectives pour faire croître votre patrimoine, à condition d’accepter la volatilité. Oui, les corrections font partie du jeu, mais elles sont inhérentes à toute stratégie de croissance. Et elles peuvent être grandement annulées si vous faites confiance au « facteur temps ». Pour investir en actions (ou d’autres supports financiers), vous pouvez ouvrir en France un Plan d’Épargne en Actions (PEA) ou un Compte-Titres Ordinaire (CTO).
- Le PEA offre une fiscalité allégée après cinq ans (exonération d’impôts sur les gains), idéal pour un horizon de moyen et long terme. Il est cependant limité aux actions françaises ou européennes et à certains ETF.
- Le CTO permet d’investir sur tous supports (actions, obligations, produits structurés…) sans limite géographique, mais sans avantage fiscal (plus-values et dividendes soumis depuis le début de l’année à 18,6 % de prélèvements sociaux et 12,8 % d’impôt sur le revenu).
EXEMPLE
Imaginons que vous ayez investi en janvier 2025 5 000 euros dans un ETF World comme l’Amundi MSCI World Swap UCITS. Avec une performance* d’environ +7 % sur l’année, votre investissement aurait atteint 5 350 euros fin 2025, soit une plus-value de 350 euros.
Mais c’est sur le long terme que la stratégie est gagnante. Sur cinq ans, cet ETF a progressé d’environ +85 %, portant 5 000 euros à 9 250 euros, soit une plus-value de 4 250 euros (hors frais et fiscalité). Rien à voir avec un Livret A, dont le taux est tombé à 1,7 % fin 2025. Tout est une question de prise de risque.
Les cryptomonnaies : l’adrénaline des marchés volatils
Si vous aimez les sensations fortes, les cryptomonnaies comme le Bitcoin restent un terrain de jeu tentant. Mais attention : le risque est élevé. En 2025, le Bitcoin a connu des sommets impressionnants, frôlant les 126 000 dollars avant de corriger de près de 30 % en fin d’année.
Mais comme souvent en Bourse, l’essentiel est de « dézoomer » son point de vue. Rappelons qu’en 2015, le Bitcoin valait environ 200 dollars. Dix ans plus tard, il dépassait les 124 000 dollars, soit une hausse de plus de 45 000 %. L’important est donc de prendre du recul : le temps lisse les fluctuations et peut générer de belles plus-values. Que ce soit en actions, ETF ou cryptomonnaies, la patience est toujours la clé, et est souvent récompensée.
À LIRE :
L’assurance vie multisupport : le couteau suisse de l’épargne
Polyvalente, l’assurance vie multisupport combine fonds en euros sécurisés et unités de compte (actions, ETF, SCPI…). L’allocation est définie selon votre profil de risque si vous optez pour une gestion déléguée. En gestion libre, vous restez maître des choix d’investissement.
Elle offre également une fiscalité avantageuse après huit ans de détention, ainsi qu’un cadre privilégié pour la transmission, avec des capitaux exonérés de droits de succession.
SCPI : l’immobilier sans les contraintes de gestion
Investir en SCPI, c’est accéder à l’immobilier professionnel sans gérer un bien en direct. Bureaux, commerces, établissements de santé : la diversification est réelle et vous évitez les contraintes classiques (gestion locative, travaux, fiscalité lourde).
Accessibles en direct ou via une assurance vie pour une fiscalité plus douce, les SCPI ont affiché en 2025 des rendements* compris entre 5,20 % et 9,52 % (source : Meilleurtaux.com).
Les placements sans risque
L’assurance vie en fonds euros : la sécurité avant tout
Pour les profils prudents, les fonds en euros garantissent le capital avec des rendements modestes mais stables. Selon GoodValueForMoney.eu, le rendement moyen des fonds en euros en 2025 devrait atteindre 2,50 %, un niveau supérieur à celui des livrets réglementés.
Les encours d’assurance vie ont d’ailleurs progressé en 2025, à l’inverse du Livret A, signe d’un retour d’intérêt pour ce support sécurisé.
Livrets réglementés : l’argent disponible, sans se poser de questions
Livret A, LDDS, LEP : leur rôle n’a pas évolué. Ces placements ne sont pas conçus pour générer de la performance ni pour « faire fructifier » un capital sur le long terme, mais pour offrir une épargne immédiatement disponible, sans risque de perte et sans fiscalité. Ils constituent ainsi le socle indispensable de toute épargne de précaution.
Avec un capital garanti, des fonds accessibles à tout moment et des plafonds relativement élevés - 22 950 euros pour le Livret A -, ces livrets sont adaptés pour faire face aux imprévus. L’objectif est d’y constituer un véritable coussin de sécurité, équivalent à quatre à six mois de revenus. En pratique, cela correspond souvent à une enveloppe comprise entre 6 000 et 7 000 euros. Une fois ce matelas constitué, le surplus d’épargne peut alors être orienté vers des placements plus dynamiques, mieux adaptés à des objectifs de long terme.
L'or, la valeur refuge par excellence ?
Enfin, il paraît difficile de conclure sans évoquer un actif qui a démontré, au fil de l’histoire, une remarquable capacité à traverser les cycles économiques : l’or. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : +70 % en 2025, +140 % sur trois ans, +300 % sur dix ans. Autant de performances* qui illustrent la solidité du métal précieux face aux crises économiques, aux périodes d’inflation ou encore à l’envolée des dettes publiques.
Moins volatil que les actions, l’or joue un rôle bien particulier dans une allocation patrimoniale : celui de stabilisateur en période d’incertitude. À ce titre, il est généralement recommandé d’y consacrer 5 à 7 % de son portefeuille. Son principal inconvénient réside toutefois dans ses modalités d’acquisition. Deux options s’offrent alors à vous : l’achat en direct (pièces d’or, lingotins…) ou l’investissement via des ETF adossés à l’or, qui répliquent l’évolution de son cours. Ces derniers ne sont cependant accessibles que via un compte-titres, et non dans le cadre d’un PEA.
Sécurité, rendement, audace : la vraie bonne recette pour investir en 2026 ?
En conclusion, la vraie question n’est pas de savoir dans quel placement investir en 2025, mais comment répartir son épargne. Un portefeuille efficace repose avant tout sur la diversification.
Il s’appuie sur une base de placements sécurisés - comme le Livret A ou le LDDS - pour faire face aux imprévus, s’enrichit d’une ou plusieurs assurances vie pour structurer l’épargne dans le temps, et s’ouvre aux marchés financiers afin de capter le dynamisme, toujours difficilement égalable, de la Bourse.
Avec trois règles à respecter si vous souhaitez améliorer vos opportunités de rendements : diversifier pour réduire le risque d'être exposé à un seul actif, investir régulièrement et garder un horizon de moyen ou long terme.
À NOTER
Les performances passées ne présagent jamais des performances futures.
