Parcours Longévité : expérimentation d’un bilan de santé adapté aux seniors

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Parcours Longévité : expérimentation d’un bilan de santé adapté aux seniors
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L’Institut Pasteur de Lille a lancé en avril dernier, le parcours Longévité, un suivi médical personnalisé destiné aux sexagénaires et aidants âgés de 45 à 65 ans.

Une quarantaine de personnes a déjà bénéficié de ce bilan de santé à titre expérimental.

L’examen, très approfondi et personnalisé, vise à rallonger l’espérance de vie en bonne santé.

Un bilan médical personnalisé qui s’adresse aux seniors et aux aidants de 45 à 65 ans

Le parcours Longévité s’adresse aux retraités de plus de 60 ans et aux aidants familiaux âgés de 45 à 65 ans, ceux-ci ayant tendance à moins prendre soin d’eux.

Le bilan de santé réalisé dans le cadre de cette expérimentation est très complet. L’objectif visé, selon le professeur Éric Boulanger, directeur médical du Centre prévention santé longévité (CPSL) de l’Institut Pasteur de Lille est double : « on anticipe en travaillant sur les facteurs de risque de mal vieillir, on dépiste pour que les personnes prennent en main leur vieillissement. ».

Comment se déroule cet examen de santé ?

Le bilan de santé, très approfondi et personnalisé, dure plusieurs heures et comporte divers tests et examens : analyses sanguines, tension artérielle, tests visuels et auditifs, électrocardiogramme, évaluation neuropsychologique, habitudes de vie, sommeil, respiratoire, ostéoporose, bilan diététique, etc.

La consultation s’achève par un entretien avec un médecin spécialiste du vieillissement.

A l’issue de celui-ci, le praticien établit le profil de santé personnalisé du patient, et lui prescrit un programme d’entretien (activité physique, alimentation, etc.) ou de soins adéquats, transmis au médecin traitant.

Au bout d’un an, un nouveau bilan de santé est effectué afin de voir l’évolution de l’état de santé de l’assuré.

Une expérimentation qui vise à s’étendre

42 personnes ont déjà pris part à cette expérience. Pour y participer, il ne faut pas souffrir de pathologies trop graves, la démarche revêtant d’abord un aspect préventif.

L’expérimentation, actuellement financée par l’Agence régionale de santé (ARS) et la Caisse d’assurance retraite et de la santé du travail (CARSAT) a débuté dans la région des Hauts-de-France, qui concentre l’espérance de vie la plus faible – 76,9 ans contre 80,9 ans pour l’Île-de-France, selon le classement Insee 2016.

Cette année, 200 parcours devraient être financés à titre expérimental. Dès 2019, le CPSL espère atteindre 800 parcours Longévité/an, à condition bien-sûr que les financements suivent.

Le but étant d’avoir « d’ici à deux ans, (…) une photographie de ce qui a pu être dépisté » et ainsi de rallonger l’espérance de vie en bonne santé.

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