Nouveaux taux des livrets réglementés : Livret A et LDDS à 1,5%, LEP à 2,5%
Quelques minutes après l’intervention de la Banque de France, qui proposait de fixer les taux du Livret A et du LDDS à 1,5 %, le ministre de l’Économie a confirmé que ce seront bien ces taux qui s’appliqueront à partir du 1er février prochain.
Un petit coup de pouce inespéré
Fin du suspense pour ce rendez-vous que des millions d’épargnants français attendaient avec une certaine appréhension. Au 1er février prochain, les nouveaux taux des livrets réglementés (Livret A, LDDS et LEP notamment) sont désormais connus :
- 1,5 % pour le Livret A et le LDDS, accessibles sans conditions de revenus;
- 2,5 % pour le LEP, destiné aux ménages les plus modestes.
Tout s’est très vite accéléré dans la matinée. Dans un contexte de ralentissement marqué de l’inflation, la Banque de France (BdF) avait formulé une première suggestion jeudi matin, en proposant de fixer à 1,5 % le taux du Livret A et du LDDS. Celui du LEP passerait, quant à lui, à 2,5 % (contre 2,7 % actuellement).
L’État s’aligne sur la BdF
Interrogé sur France Inter tôt ce matin, le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, avait effectivement confirmé que le taux du Livret A baisserait, tout en précisant qu’il allait « rester significativement supérieur à l’inflation ». Le taux de 1,4 % « fait partie des hypothèses plausibles », indiquait le ministre, qui a finalement décidé de s’aligner sur la proposition de la Banque de France.
« Le Livret A est un support d’épargne privilégié pour les Français. Avec ce nouveau taux supérieur à l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages est préservé, tout en favorisant la construction de logements sociaux, deux priorités pour le Gouvernement », a-t-il déclaré, cité dans un communiqué de Bercy et publié peu après cette interview à la radio.
Il est aussi indiqué que « les épargnants éligibles au LEP bénéficient d’un coup de pouce supplémentaire. La rémunération du LEP s’établira ainsi à 2,5 % (au lieu de 1,9 % selon la formule de calcul réglementaire) ».
Généralement, les recommandations de la BdF sont suivies par l’État, mais ce n’est pas une obligation. Le ministre avait également indiqué qu’il souhaitait que le taux du LEP conserve un écart de 1 % avec celui du Livret A. Les propositions de la BdF ont donc cette fois bien été écoutées.
Un taux déjà engagé dans une phase de baisse
Le Livret A reste le produit d’épargne réglementée le plus répandu en France et une référence pour l’épargne de précaution des ménages. Après avoir atteint 3 % en 2024, son taux a logiquement été revu à la baisse à mesure que l’inflation ralentissait et que l’environnement financier se normalisait. Une première étape avait déjà été franchie en août 2025, avec un passage à 1,7 % à l’issue de la révision semestrielle.
La proposition actuelle de la Banque de France, qui consistait à ramener le taux à 1,5 %, s'est inscrite dans cette continuité. Si la formule de calcul constitue le socle de référence, les pouvoirs publics conservent toujours la possibilité de s’en écarter légèrement. Cela permet à la fois de limiter l’impact sur le pouvoir d’achat des épargnants et de préserver l’équilibre du financement du logement social, auquel le Livret A contribue directement.
