Nouveau congé de naissance : quel impact pour votre retraite ?
Un récent projet de décret est venu préciser comment le nouveau congé supplémentaire de naissance sera pris en compte pour la retraite. Il fixe notamment les règles de validation des trimestres pendant les périodes indemnisées. Le point dans cet article.
Nouveau congé de naissance : quelques rappels
Le congé supplémentaire de naissance correspond à une nouvelle période d’absence indemnisée, qui vient s’ajouter aux congés existants (maternité, paternité et adoption). Il entrera en vigueur à compter du 1er juillet 2026.
Chaque parent pourra ainsi choisir de prendre 1 ou 2 mois de congé, indépendamment de l’autre. Pour un couple, cela représente donc jusqu’à 4 mois au total, pouvant être pris simultanément ou successivement. Le congé pourra également être fractionné en périodes d’un mois.
Ce dispositif sera ouvert à un large public : salariés, travailleurs indépendants, agents publics ou encore demandeurs d’emploi indemnisés.
Ainsi, tout parent d’un enfant né à compter du 1er janvier 2026, ou né prématurément mais dont la naissance était prévue à partir de cette date, pourra en bénéficier dès le 1er juillet 2026, sous réserve de remplir les conditions requises. Il en va de même pour les parents adoptants d’un enfant arrivé au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, qui pourront également recourir à ce congé à compter du 1er juillet 2026.
Enfin, le niveau d’indemnisation serait d’environ 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 € pour 2026.
Une prise en compte des périodes de congé pour la retraite
Au-delà de ses modalités pratiques, ce nouveau congé soulève également des enjeux en matière de droits à la retraite.
Le projet de décret précise ainsi les conditions dans lesquelles les périodes indemnisées seront prises en compte pour l’ouverture des droits à pension. Concrètement, 1 trimestre serait validé pour chaque période de 58 jours d’indemnisation, qu’elle soit continue ou non.
Ce mécanisme permet d’éviter que ces périodes d’interruption d’activité ne pénalisent les assurés dans la constitution de leur durée d’assurance.Haut du formulaireBas du formulaire
Au-delà de ses modalités pratiques, ce nouveau congé a un impact direct sur les droits à la retraite.
Le projet de décret précise en effet que les périodes indemnisées seront prises en compte pour la validation de trimestres, nécessaires pour atteindre la durée d’assurance requise pour partir à taux plein.
Concrètement, 1 trimestre serait validé pour chaque période de 58 jours d’indemnisation, qu’elle soit continue ou fractionnée.
Par exemple, un salarié ayant bénéficié de 2 mois de congé pourrait ainsi valider 1 trimestre de retraite sans avoir travaillé sur cette période.
Ce dispositif permet donc de neutraliser l’effet d’une interruption d’activité liée à la naissance d’un enfant, en évitant qu’elle ne réduise les droits à pension ou ne retarde le départ à la retraite.
À NOTER
Les dispositions présentées dans cet article sont issues d’un projet de décret. Elles sont donc susceptibles d’être modifiées avant leur publication au Journal officiel.