Maintien à domicile des personnes âgées : de nombreux freins liés aux conditions de logement

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Maintien à domicile des personnes âgées : de nombreux freins liés aux conditions de logement
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Dans une étude publiée en juillet dernier, la Caisse des dépôts des territoires s’intéresse aux conditions de logement des personnes âgées de 60 ans et plus.

Dans un contexte où les politiques publiques relatives à la perte d’autonomie des personnes âgées plébiscitent largement le choix du maintien à domicile à celui d’une entrée en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), les résultats nous enseignent que le maintien à domicile n’est pas forcément simple à mettre en œuvre et qu’un certain nombre de considérations doivent être prises en compte, notamment au niveau des conditions de logement.

Sur ce plan-là, de fortes disparités territoriales existent. Ainsi, si l’on se penche sur les types de logement dans lesquels vivent les personnes âgées, l’étude révèle qu’en 2015, près de 80 % d’entre eux étaient propriétaires de leur logement, les 20 % restants étant locataires. Parmi ces derniers, près du tiers seulement habitait dans un appartement avec ascenseur. Dans le cadre du maintien à domicile, la présence d’un ascenseur est fondamentale.

À ce propos, tous les retraités ne sont pas logés à la même enseigne selon leur département de résidence : il existe en effet de fortes disparités géographiques, quant à la présence d’un ascenseur au sein des immeubles d’habitation, et ce à plusieurs niveaux :

  • Les appartements avec ascenseur sont logiquement plus répandus dans les zones urbaines que dans les zones rurales
  • Au sein des départements, où trouve des immeubles avec des caractéristiques, une ancienneté et une qualité très hétérogènes

En outre, l’idée même du maintien à domicile d’une personne âgée est indissociable de la présence de services médicaux de proximité. Or, dans un contexte de désertification médicale, cette condition n’est pas parfois pas simple à remplir, ainsi : « 32 % des personnes retraitées de 60 à 79 ans vivent dans un pseudo-canton où il n’y a pas de cabinet d’ophtalmologie. […] Parmi les personnes de 80 ans et plus, le nombre de personnes n’ayant pas accès à un cabinet d’ophtalmologie dans leur pseudo canton de résidence reste très élevée. »

Pour les soins de cardiologie, l’enquête semble dresser un constat identique : « environ 38 % des personnes retraitées de 60 à 79 ans, et 35 % des personnes âgées de 80 ans et plus ne disposent pas d’un cabinet de cardiologie dans leur pseudo-canton. »

Enfin, si l’on considère le temps de trajet pour une hospitalisation, « 31 % de l'ensemble des personnes retraitées âgées de 60 ans et plus résident dans un pseudo-canton où le temps moyen de trajet pour une hospitalisation excède 30 minutes […]. Dans 18 départements, cette proportion dépasse les 50 % ».

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