Les Français veulent -ils vraiment de l’e-santé ?

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Les Français veulent -ils vraiment de l’e-santé ?
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À l’occasion des Zooms de l’Observatoire Cetelem, Harris Interactive a mené une enquête* auprès des Français sur le futur de la santé et la place qu’occupera la technologie.

L’étude révèle notamment que :

  • L’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine de la santé (e-santé) est perçue comme positive par 78 % des sondés
  • Les Français intègrent progressivement dans leurs habitudes de santé le recours aux technologies
  • La collecte des données personnelles (big data) est inévitable pour 88 % d’entre eux, 70 % la percevant comme une évolution positive

L’e-santé : une source de progrès

78 % des personnes interrogées estiment que le développement de l’e-santé est une bonne chose pour l’univers médical. Ils imaginent d’ailleurs de nombreux domaines concrets où l’e-santé peut apporter des améliorations comme pour :

  • Fluidifier la transmission des information médicales entre les professionnels de santé (79 % d’entre eux)
  • Mieux suivre sa santé au quotidien via des indicateurs de santé comme le pouls, la tension ou le poids (77 %)
  • Établir des contrôles plus fréquents et plus rapides pour mieux suivre l’évolution des maladies (77 %)
  • Améliorer la qualité de la prise en charge et des soins (68 %)
  • Permettre une meilleure prévention sur les risques sanitaires comme le tabac, l’alcool et les drogues (54 %)
  • Contribuer à limiter le déficit de la Sécurité sociale (57%)

La télémédecine : pour quelle consultation ?

La plupart des sondés pensent également que l’e-santé peut jouer un rôle dans l’amélioration de l’accès aux soins. 75 % estiment qu’elle peut permettre de limiter les déplacements des patients et 67 % qu’elle peut aider à lutter contre les déserts médicaux notamment à travers la vidéoconférence.

Toutefois, pour 46 % d’entre eux le développement de la télémédecine n’allégera pas nécessairement le prix des consultations.

Ils conservent tout de même des réserves, et préfèrent rencontrer leur médecin physiquement dans certaines situations ou lorsque la visite concerne un problème de santé grave (87 %), une consultation d’urgence (73 %), un sujet intime et sensible (70 %).

Et la data ? Touche pas à mes données !

Pour 88 % des Français, la collecte des informations personnelles dans le domaine de la santé va s’accentuer au cours des prochaines années. 70 % estiment qu’il s’agit d’une évolution nécessaire permettant d’améliorer la qualité des soins et le suivi des patients

Mais ces données numériques suscitent également des craintes : 64 % des sondés sont inquiets de l’utilisation qui pourrait en être faite et 47 % se déclarent personnellement opposés à ce qu’elles soient collectées.

Plus encore, 52 % des Français considèrent que la loi n’encadre pas suffisamment la collecte et l’utilisation des données.

Si les Français craignent pour leurs données, tous leurs interlocuteurs, en revanche, ne suscitent pas la même méfiance. Ainsi les sondés sont près à accorder leur confiance (par ordre de préférence) à :

  • Leur médecin (91 %)
  • Leur pharmaciens (71 %)
  • Leur complémentaires santé (47 %)
  • Les entreprises offrant des services de e-santé (24 %)

Enfin pour les Français, l’avenir de la santé est contrasté.
Les nouvelles technologies sont envisagées comme un progrès nécessaire à certains enjeux. Ils sont 54 % à être favorable à l’utilisation de robots pour assurer une présence et assister au quotidien les soins basiques des personnes en perte d’autonomie et 73 % envisagent des alternatives médicales.

Cependant, les Français conservent des doutes importants s’agissant de la capacité de la médecine à guérir les maladies graves (cancers, SIDA) et à améliorer significativement la rapidité des diagnostics ainsi que la crainte de voir se développer de nouvelles maladies pour 90 % d’entre eux.

*Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 5 au 7 septembre 2017.
Échantillon de 1 019 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus.

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