Les Français, prêts à avoir recours à la télémédecine ?

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Les Français, prêts à avoir recours à la télémédecine ?
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Les Français seraient prêts à recourir à la télémédecine, avec leur médecin habituel et pour des soins courants. Ce sont les conclusions de l’enquête réalisée par Carte Blanche Partenaires, la Société Française de Télémédecine (SFT), l'Université de Montpellier et son laboratoire MRM, en partenariat avec France Assos Santé et Formatic Santé.

La télémédecine, dont la généralisation a été actée au 15 septembre dernier, peine encore à sortir du cadre de l’expérimentation et ce, pour plusieurs raisons : la méconnaissance de la pratique, une crainte de la perte de contact humain, un frein d’ordre technologique, etc.

Méconnaissance autour de la pratique de la télémédecine

Si les répondants, dans leur majorité (55 %), déclarent être au fait des grands principes de la télémédecine, seuls 17,7 % déclarent avoir une connaissance précise de cette pratique, soit moins de 1 sur 5.

Au regard des chiffres avancés, le rôle des professionnels de santé quant à la transmission d’informations liées à la télémédecine, interpelle. En effet, les sondés déclarent avoir eu connaissance de la télémédecine par le biais :

  • De leur complémentaire santé : 8,7 %
  • De leur médecin/pharmacien : 5,2 %
  • Des médias : près des ¾

Ce manque d’information émanant du monde médical tend peut-être à expliquer pourquoi la quasi-totalité des Français n’a jamais eu accès à la téléconsultation (98,7 %) et à la télésurveillance (99,6 %).

La télémédecine ne serait pas qu’une pratique dévolue aux milieux ruraux

Alors que l’un des objectifs du déploiement de la télémédecine était de lutter contre les déserts médicaux notamment en milieu rural, il semblerait d’après l’étude, que la pratique intéresserait une partie des Français ne vivant pas forcément en zone sous-dotée.

Si près de 4 sondés sur 10 (40,5 %) déclarent que la télémédecine intéresserait plus les personnes vivant en milieu rural, une plus grande part (50,4 %), estime que cette pratique médicale concernerait l’ensemble des Français, peu importe leur zone d’habitation.

Télémédecine : les Français prêts à sauter le pas… avec leur médecin traitant

L’étude nous informe qu’en cas de recours à la téléconsultation, deux motifs prédominent :

  • Obtenir ou renouveler une ordonnance
  • Obtenir un conseil médical plus rapidement

Les sondés, dans une écrasante majorité, préfèrent recourir à la téléconsultation avec leur médecin généraliste (86,8 %) ou spécialiste (73,3 %) habituel.

Et, s’ils consultent un autre médecin ou spécialiste, les Français sont plus confiants à l'idée d'utiliser la téléconsultation dans l’optique d’obtenir ou renouveler son ordonnance que pour un conseil médical.

Enfin, les interrogés se disent prêts à effectuer une téléconsultation, si celle-ci permet d'obtenir un conseil médical plus rapidement auprès du médecin généraliste habituel (89,6 %) ou avec son spécialiste (82,2 %).

La perte de contact humain : principal frein identifié au déploiement de la télémédecine

D’après l’étude, plusieurs éléments freineraient le déploiement de la télémédecine :

  • La perte de contact humain et de dialogue avec son médecin traitant ou spécialiste (61,1 %)
  • La crainte de l'obtention d'un diagnostic médical incomplet (57,6 %)
  • Un frein d’ordre technologique (42,1 %) : la téléconsultation implique un échange vidéo avec une très bonne résolution d’image et une connexion sécurisée. C’est le médecin qui envoie un lien au patient l’invitant à se connecter vers un site sécurisé via son ordinateur ou une tablette équipée d’une webcam. La réalisation d’une téléconsultation est donc conditionnée au fait d’avoir du matériel informatique et une connexion internet

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