Le Sénat vote la suspension des allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme scolaire

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Le Sénat vote la suspension des allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme scolaire
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Ce jeudi 14 mai, dans le cadre de la première lecture du projet de loi « Pour une école de la confiance » défendu par le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, le Sénat a voté, contre l’avis du gouvernement, un amendement déposé par le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, Bruno Retailleau, qui prévoit la suspension des allocations familiales pour les parents d’élèves absentéistes.

La mesure est directement inspirée de la loi Ciotti de 2010 visant à lutter contre l’absentéisme scolaire, supprimée par la gauche en 2013.

L’amendement stipule qu’en cas d’absence supérieure à « quatre demi-journées sur un mois » au cours d’une même année scolaire et ce, sans « motif légitime ou d’excuses valables », l’Éducation nationale serait en droit de saisir le directeur de la Caisse d’allocations familiales, afin qu’il suspende le « versement de la part des allocations familiales dues au titre de l’enfant en cause ».

Selon Jacques Grosperrin, sénateur LR du Doubs, cet « amendement fait de la responsabilité des parents un élément-clef » avec l’instauration d’ « un contrat de responsabilité parental[e] ». Toutefois, « la sanction se veut plus dissuasive que punitive » a-t-il assuré.

Par ailleurs, un sous-amendement du sénateur centriste du Val-de-Marne, Laurent Lafon, a été adopté et prévoit que la retenue sur les allocations doive « rester une possibilité et non une pratique systématique ».

De son côté, la gauche a fermement dénoncé la mesure, à l’instar de Samia Ghali, sénatrice PS des Bouches-du Rhône qui a évoqué « un amendement dangereux », risquant d’aggraver la fracture sociale : « on ne frappe pas au portefeuille des familles qui sont souvent les plus en difficulté » a-t-elle martelé. Pour son collègue socialiste David Assouline, « c’est le serpent de mer qui revient ».

Le texte, déjà adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, donnera lieu à un vote solennel au Sénat, le 21 mai prochain.

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