L’e-santé pourrait faire économiser 70 millions d’euros à l’Assurance maladie

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L’e-santé pourrait faire économiser 70 millions d’euros à l’Assurance maladie
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Dans son rapport sur les bénéfices d’une meilleure autonomie numérique, publié en juillet 2018, France Stratégie consacre un chapitre à l’e-santé. Les auteurs du rapport affirment que les technologies numériques permettraient de réaliser des économies à hauteur de 70 millions pour l’assurance maladie et 35 millions d’euros pour les patients ainsi que de réduire les délais d’obtention des rendez-vous chez le médecin.

Automédication : réduire les consultations et faire des économies

Le rapport de France Stratégie rappelle ces chiffres du Conseil national de l’Ordre des médecins, datant de 2012 : 60 % des Français se tournent en priorité vers internet pour rechercher des informations en santé, 72 % feraient des recherches avant une consultation médicale et 16 % en remplacement d’une consultation.

Les auteurs du rapport font l’hypothèse que la consultation d’internet réduit le nombre de consultations. Ainsi, « 30 % des personnes éloignées du numérique pourraient réduire leur nombre annuel de consultations [….], cela concernerait 4,2 millions de personnes ». Toujours selon eux, l’accès au numérique permettrait d’éviter une consultation par an chez un généraliste ce qui permettrait une économie potentielle de 35 millions d’euros pour les patients et de 70 millions d’euros pour l’assurance maladie.

Par ailleurs, pour pallier la fiabilité des informations consultées en ligne, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) s’investit de plus en plus dans une démarche de labellisation des sites pertinents et une amélioration de leur référencement.

Réduire les délais d’obtention d’un rendez-vous grâce aux plateformes Doctolib et Mondocteur

France Stratégie rappelle qu’entre 2012 et 2017, le délai moyen d’obtention d’un rendez-vous chez un spécialiste libéral est passé de 48 à 61 jours. Les auteurs du rapport estiment que les plateformes en ligne, telles que Doctolib et Mondocteur, permettraient de réduire le délai et le coût d’obtention d’un rendez-vous ainsi que de combler au plus vite les désistements.

Ils ajoutent qu’en affichant les tarifs pratiqués par les professionnels, ces plateformes encouragent la concurrence, la baisse des prix et la transparence pour les patients.

La plateforme en ligne Mondocteur affirme, quant à elle, qu’elle permet de diviser par trois le délai d’attente pour un rendez-vous : de 60 jours en moyenne à 20 jours pour un spécialiste et de 7 jours à zéro pour un généraliste.

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