Le jour de la libération fiscale est arrivé !

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Depuis samedi 29 juillet 2017, les contribuables travaillent uniquement pour eux. Cette date symbolique, appelée jour de la libération fiscale, correspond au jour de l’année à partir duquel les Français imposables commencent réellement à gagner de l’argent.

Cette date fictive a été donnée par l’institut économique Molinari (IEM) qui publie sa 8ème édition consécutive sur la pression fiscale et sociale réelle du salarié moyen de l’Union européenne (UE). Elle souligne le poids des charges sociales et des impôts sur les contribuables.

Qu’est-ce que le jour de libération fiscale ?

Le « jour de libération fiscale » est un concept développé par l’homme d’affaire, Dallas Hostetler, pour signifier que l’ensemble des contribuables a accumulé suffisamment d’argent, depuis le début de l’année, pour pouvoir payer les cotisations sociales, les prélèvements sociaux et l’impôt sur le revenu qui financent les dépenses publiques de l’État. À partir de cette date fictive, les travailleurs imposables commencent réellement à gagner de l’argent.

Les Français sont les plus taxés d’Europe

D’après l’étude de l’IEM, les contribuables français sont les plus taxés (57,51 %) devant les Belges (56,74 %) et les Autrichiens (54,28 %).

Le taux réel d’imposition du salarié moyen en Europe est de 44,80 %, en baisse de 0,16 % par rapport à 2016.

Exemple : Avant de pouvoir bénéficier de 100 € de pouvoir d’achat réel, le contribuable français doit payer 135 € de charges et d’impôts (131 € en Belgique et 119 € en Autriche).

Sur les 56 500 € que perçoit le salarié moyen français (6ème rang de l’UE), il ne lui reste réellement que 24 000 € de pouvoir d’achat (11ème rang de l’UE). Les charges sociales représentent donc plus que le pourvoir d’achat réel, situation unique en Europe.

Parmi les contribuables, ce sont les salariés célibataires et sans enfants les plus taxés d’Europe.

Où se situe la pression fiscale ?

Principalement au niveau des charges sociales qui représentent 87 % de la taxation, l’impôt sur le revenu et la TVA constituent 13 % de la pression fiscale.

D’après les constats de l’étude, cette situation est triplement inquiétante pour le salarié moyen car :

  1. il supporte un taux de pression fiscal élevé,
  2. ses administrations publiques sont parmi les plus déficitaires de l’UE
  3. et les projets de réforme ne sont pas de nature à améliorer sa situation comparativement à ses voisins européens

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