Le gouvernement prévoit un déremboursement progressif de l’homéopathie

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Le gouvernement prévoit un déremboursement progressif de l’homéopathie
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Fin du feuilleton sur l’homéopathie ; cette série commencée en mars 2018 a vu son dernier épisode diffusé ce mercredi 10 juillet dans un communiqué de presse du gouvernement. Agnès BUZYN, ministre de la Santé, suivra l’avis de déremboursement rendu par la Haute Autorité de Santé.

C’est une mauvaise nouvelle pour les laboratoires concernés (Boiron, Weleda et Rocal-Lhening), mais surtout pour les 56 % des Français qui consomment des médicaments homéopathiques, car selon une étude IPSOS, datant de 2012 : « L’homéopathie se développe et gagne en crédibilité ». Le sondage évalue par ailleurs à 77 % le nombre de répondants qui déclarent faire confiance à l’homéopathie à un niveau équivalent aux antalgiques.

Homéopathie : avis défavorable de la HAS

Populaire en France, l’homéopathie est en partie prise en charge par l’Assurance maladie, à hauteur de 30 % de la base de remboursement de la Sécurité sociale, qu’elle fasse l’objet d’une prescription ou d’une automédication. En 2018, la prise en charge de l’homéopathie a représenté 126,8 millions d’euros de dépense pour l’Assurance maladie, sur un total d’environ 20 milliards d’euros pour l’ensemble des médicaments remboursés.

Toutefois, son efficacité restant incertaine, le gouvernement a missionné la Haute autorité de santé (HAS) afin d’établir le « bienfondé » du remboursement des médicaments homéopathiques.

S’appuyant que l’absence de preuves d’efficacité, le manque de données disponibles et d’études fiables sur la qualité de vie des patients ou encore l’absence d’impact attribuable aux médicaments homéopathiques, la HAS a rendu un avis défavorable.

Déremboursement progressif

Selon le communiqué du gouvernement :

En France, le bien fondé du remboursement des médicaments par l’assurance maladie est évalué par la Haute Autorité de Santé (HAS) afin de s’assurer qu’ils présentent un intérêt thérapeutique suffisamment important.

C’est pourquoi, la ministre de la Santé a annoncé une procédure de radiation des médicaments homéopathiques de la liste des médicaments pris en charge par l’Assurance maladie pour une mise en œuvre au 1er janvier 2021. Une étape intermédiaire est programmée au 1er janvier 2020 avec un passage de 30 % à 15 % du taux de remboursement pour permettre aux patients, prescripteurs et industriels concernés de s’adapter progressivement au déremboursement total.

Ces dispositions feront l’objet d’une mesure inscrite au Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2020 puis dans le PLFSS 2021.

À NOTER

C’est la publication en mars 2018 d’une tribune signée par 124 professionnels de santé pour dénoncer les « médecines alternatives » qui a mis le feu aux poudres. Réclamant l’arrêt du remboursement de ces médecines, cette tribune a relancé le débat. Depuis sa publication, elle s’est étoffée à plus de 3 000 signatures.

Dans la tourmente, l’homéopathie a jusqu’à février 2019 pour prouver son efficacité

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