L’actionnariat salarié part à la conquête des entreprises de taille intermédiaire

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L’actionnariat salarié part à la conquête des entreprises de taille intermédiaire
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Très présent sur le marché de l’actionnariat salarié, la société de gestion d’actifs Amundi (groupe Crédit Agricole), publie ce jour une étude portant les opérations qu'elle a menées (augmentations de capital et cessions de titres) entre 2013 et 2016.

l’étude mentionne que la France est le 1er pays européen en termes de montant total du capital détenu par les salariés (95 milliards d’euros), de nombre d’actionnaires salariés (plus de 3 millions) et de pourcentage moyen du capital de l’entreprise détenu (6 % globalement, 4 % hors dirigeants).

L’actionnariat salarié permet à un salarié d’acquérir des actions de son entreprise dans le cadre de ses dispositifs d’épargne salariale. Historiquement développé au sein des grandes entreprises, il rencontre, selon Amundi, de plus en plus de succès auprès des entreprises de tailles intermédiaires (ETI) (1).
L’étude (2) met en évidence plusieurs tendances.

Une hausse de 56 % du nombre d’opérations d’actionnariat salarié sur 3 ans

Entre 2013 à 2016, Amundi a mis en place 81 opérations d’actionnariat salarié déployées dans plus de 120 pays, soit une progression de + 56 %. Plus d’un quart des entreprises ont réalisé des opérations chaque année, et plus de la moitié ont lancé au moins 2 opérations sur la période.

En 2016, 24 % des opérations du baromètre sont réalisées par des ETI.

Actionnariat salarié : un taux de souscription moyen proche de 40 %

Les taux et montants moyens de souscription aux opérations d’actionnariat salarié chez les ETI convergent vers ceux des grandes entreprises (taux autour de 38 % et montants moyens de 4 331 € chez les grandes entreprises contre 3 935 € chez les ETI).

Le Baromètre relève aussi que les taux de souscription les plus importants se retrouvent dans les secteurs des « Services aux Collectivités », de la « Santé » (secteur bénéficiant des abondements les plus élevés) et du« Pétrole et Gaz » (secteur bénéficiant d’abondements plus faibles mais avec des opérations plus récurrentes).

Entre 2013 et 2016, les sources de financement se sont diversifiées. Désormais, plus de 50 % des souscriptions sont financées via l’épargne salariale avec une nette hausse de la souscription via la participation (+ 86 %) ainsi que l’intéressement (+ 71 %). Très peu d’entreprises utilisent la monétisation des comptes épargne temps.

L’actionnariat salarié : une opération d'épargne stable

L’actionnariat demeure stable puisque les salariés clients d’Amundi conservent en moyenne plus de 13 années leurs avoirs investis en actionnariat salarié (5 années de blocage + 8,2 années en moyenne).

Rapprochée avec les données DARES en 2016, se basant sur un salaire annuel brut moyen dans le secteur privé de 35 976 €, la souscription moyenne d’un salarié français de grand groupe à ce type d’opération, représente 12 % de son salaire annuel (et 11 % au sein des ETI). Ainsi, les salariés ayant accès à l’actionnariat salarié épargnent majoritairement dans ce dispositif puisque le taux d’épargne des ménages français, d’après l’INSEE, est de 14 % en 2016.

Actionnariat salarié : un développement à l'international

Les entreprises, dont le siège social est en France, associent de plus en plus leurs salariés à l’international aux opérations dédiées d’actionnariat salarié. En 2016, les opérations internationales ont couvert en moyenne 19 pays et 82,7 % des entreprises favorisent la souscription via les Fonds Communs de Placement Entreprise.

A noter que sur la période, les montants moyens souscrits à l’international ont plus que doublé passant de 1 593 € en 2013 à 3 606 € en 2016, abondement compris.

(1) Une ETI selon l’INSEE est une entreprise qui a entre 250 et 4999 salariés, et soit un chiffre d'affaires n'excédant pas 1,5 milliard d'euros soit un total de bilan n'excédant pas 2 milliards d'euros

(2) L’étude d’Amundi porte sur 80 opérations réalisée auprès d’une quarantaine d’entreprises françaises de tailles et de capitalisations différentes : l’échantillon comprend 75% de grandes entreprises et 25% d’ETI, et 85% d’entreprises cotées et 15 % d’entreprises non cotées

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