La profession d’infirmier évolue en 2026 : tout ce qui change pour les patients

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La profession d’infirmier évolue en 2026 : tout ce qui change pour les patients

À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, un décret d’application de la loi infirmière redéfinit les compétences et les missions des infirmières et infirmiers en France. Cette réforme, qualifiée d’avance majeure pour la profession, étend l’autonomie des soignants et modifie la prise en charge des patients.

Voici ce que cela signifie concrètement pour vous si vous avez parfois, ou régulièrement, recours à ces professionnels de santé.

Plus d’autonomie dans la prise en charge

En application de la loi du 27 juin 2025, qui visait à rénover en profondeur le métier d’infirmier, le décret d’application publié le 24 décembre dernier vient préciser le cadre de « l’exercice infirmier ainsi que les modalités de la consultation infirmière ». À compter du 1er janvier 2026, les infirmiers diplômés d’État pourront ainsi initier et réaliser certains soins sans prescription médicale préalable, dans le cadre de leur rôle propre.

Cette évolution concerne notamment :

  • La consultation infirmière et l’évaluation clinique complète d’un patient ;
  • L’élaboration d’un projet personnalisé de soins ;
  • La prise en charge directe de certains soins, comme les plaies ou les brûlures légères ;
  • La participation à des études de recherche, notamment en sciences infirmières.

Le texte consacre, après des années de demandes de la profession, le rôle propre de l’infirmier. Il reconnaît et encadre la consultation infirmière ainsi que le diagnostic infirmier, tout en rappelant que cette consultation n’a pas vocation à se substituer ou à concurrencer la consultation médicale. L’objectif est avant tout de mieux structurer les pratiques existantes et de renforcer la coordination entre les professionnels de santé.

Une avancée majeure pour la profession

Pour la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, ce décret constitue « une avancée majeure pour la profession infirmière ». Il « reconnaît et sécurise enfin les pratiques infirmières du quotidien ». Surtout, il confère à l’ensemble de la profession une crédibilité renforcée, alors que les infirmiers ont longtemps été perçus comme de simples exécutants des prescriptions médicales.

Pour les patients, ces nouvelles dispositions se traduisent par une continuité des soins plus fluide et un suivi renforcé. Si vous vivez, par exemple, avec une pathologie chronique, votre infirmier pourra vous offrir un accompagnement plus global, intégrant un soutien relationnel et psychologique, tout en restant inscrit dans un parcours de soins coordonné avec le corps médical.

Le décret reconnaît en effet la capacité des infirmiers à assurer des « soins relationnels, permettant d’apporter un soutien psychologique » aux patients, mais aussi à concevoir et conduire des démarches d’éducation thérapeutique ou de prévention. Cela inclut notamment la prévention des chutes, la lutte contre l’obésité et les addictions, la santé sexuelle ou encore la vaccination.

Certaines situations restent toutefois strictement encadrées et conditionnées à une prescription médicale ou à un protocole établi par un médecin. C’est le cas, par exemple, des soins postopératoires complexes, des actes d’anesthésie ou encore de la pose de sondes.

« L’ensemble du dispositif devra être pleinement opérationnel au plus tard le 30 juin 2026 », a précisé Stéphanie Rist. Dans un récent communiqué, la Fédération nationale des infirmiers (FNI) a estimé que ce décret marquait « une étape déterminante pour la reconnaissance de la profession infirmière ».

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