IFI 2025 : nouveau record de recettes porté par la hausse du nombre de contribuables

PUBLIÉ LE :
IFI 2025 : nouveau record de recettes porté par la hausse du nombre de contribuables

Selon les derniers chiffres de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), plus de personnes ont été soumises à l’IFI en 2025 qu’en 2024. Les recettes, elles aussi, ont progressé de façon sensible.

Près de 194 000 foyers imposés

Alors que la période de déclaration d’impôt bat son plein, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) vient de publier ses chiffres 2025 concernant l’impôt sur la fortune immobilière.

Près de 193 600 foyers ont reçu de l’administration fiscale un avis concernant cet impôt. S’il reste limité à l’échelle nationale, il progresse régulièrement depuis 2018, date à laquelle il a été mis en place, en remplacement de l’ISF. Les foyers imposés à l’IFI ont des revenus qui atteignent en moyenne 322 100 € par an et payent 60 200 € d’impôts sur leurs revenus de 2024 (CEHR comprise).

Sur le plan sociodémographique, ces foyers présentent des caractéristiques assez marquées : ils sont plus fréquemment installés en Île-de-France, vivent majoritairement en couple et se distinguent aussi par un âge moyen plus élevé que celui observé dans l’ensemble de la population.

Une progression des recettes pour l’État

Les recettes de l’IFI confirment leur dynamique haussière en 2025. Elles atteignent 2,3 milliards d’euros, soit une progression de 8 % sur un an, après une année 2024 déjà très soutenue (+11 %, à 2,2 milliards d’euros). Cette évolution traduit à la fois l’élargissement du nombre de contribuables et la valorisation des patrimoines immobiliers.

Derrière cette hausse globale, la structure des redevables met en lumière une forte concentration :

  • Une large majorité de contribuables en bas de barème : environ 75 % des foyers déclarent un patrimoine compris entre 1,3 et 2,57 millions d’euros. Ce socle, qui constitue la « base de la pyramide », a fortement progressé depuis 2018 (+37 %), et illustre l’élargissement progressif de l’assiette taxable.
  • Une contribution plus marquée des patrimoines élevés : près de 20 % des ménages disposent d’un patrimoine compris entre 2,5 et 5 millions d’euros et génèrent à eux seuls environ un tiers des recettes. À l’inverse, les patrimoines supérieurs à 5 millions d’euros restent très minoritaires (5 % des redevables, dont 1 % au-delà de 10 millions d’euros).

L'impact de la valorisation et des dons

Enfin, les chiffres de la DGFiP révèlent aussi une progression des dons au bénéfice des associations (+12 % en 2025), à 250 millions d’euros. L’IFI confirme donc son rôle d'incitateur à la philanthropie.

Rappelons que cet impôt permet, via des dons à des causes soutenant l’intérêt général, de bénéficier d’une réduction fiscale pouvant être égale à 66 % du montant versé, dans la limite de 20 % du revenu imposable (et 75 % dans certains cas spécifiques, type « don Coluche »).

Cet article issu de Previssima.fr est soumis au droit d'auteur, protégé par un logiciel anti-plagiat. Toute reproduction, rediffusion ou commercialisation totale ou partielle du contenu, sans l’autorisation expresse de la société Previssima, est interdite. Les informations diffusées sur Previssima.fr (hors forum) sont toutes vérifiées par un service juridique spécialisé. Toutefois, Previssima ne peut garantir l'exactitude ou la pertinence de ces données. L'utilisation des informations et contenus disponibles sur l'ensemble du site ne peuvent en aucun cas engager la responsabilité de Previssima.