7 Français sur 10 ont déjà renoncé à se soigner

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7 Français sur 10 ont déjà renoncé à se soigner
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34 % des Français jugent l’accès aux soins difficile en particulier dans les zones où la densité de la population est plus faible et notamment à cause du délai d’attente pour obtenir un rendez-vous.

Ces résultats, issus de l’étude menée par la Fondation APRIL, viennent confirmer les chiffres délivrés par l’Observatoire des non-recours aux droits et services (ODENORE) selon lesquels un quart des assurés sociaux (26,5 %) ont renoncé à se faire soigner en 2016. L’observatoire, mandaté par la Caisse nationale d’assurance maladie, avait interrogé 29 000 personnes.

L’accès aux soins est inégal, selon les régions

L’accès aux soins est perçu différemment, selon la localisation géographique. Les Français qui résident dans les régions françaises où la densité de population est la plus faible ont un parcours de santé moins facile :

  • En Normandie : 54 % jugent l’accès aux soins difficile
  • En Centre-Val de Loire : 49 % jugent l’accès aux soins difficile
  • En Bourgogne-Franche Comté : 46 % jugent l’accès aux soins difficile

Viennent ensuite les régions suivantes :

  • En Auvergne-Rhône-Alpes et en Bretagne (35 %)
  • En Pays de la Loire et en Provence-Alpes-Côte-d’Azur (34 %)
  • En Alsace Champagne-Ardenne Lorraine (32 %)

Prise de rendez-vous compliqué, manque de temps, difficultés financières…

Selon les résultats de l’enquête menée par APRIL, 7 Français sur 10 ont déjà renoncé au moins une fois à se soigner et les raisons sont multiples :

  • Délai d’attente trop long pour avoir un rendez-vous (38 %)
  • Manque de temps (30 %)
  • Impossibilité de trouver un médecin le soir, le weekend, pendant les vacances (28 %)
  • Manque de moyens financiers (24 %)
  • Refus des médecins de prendre des nouveaux patients (22 %)
  • Manque de médecins à une distance raisonnable du domicile (17 %)
  • Manque d’informations (10 %)

Les personnes vivant en campagne sont particulièrement concernées par le renoncement aux soins et les raisons invoquées sont : les délais d’attente (42 %), l’impossibilité de trouver un médecin le soir, le weekend ou pendant les vacances (32 %) et du fait du manque de médecins à une distance raisonnable du domicile (24 %).

Par ailleurs, l’impossibilité de trouver un médecin en dehors des horaires et jours standards est une problématique rencontrée par tous types de populations quelque soit le genre, l’âge, l’agglomération, la profession des personnes interrogées.

En revanche, le refus des médecins de prendre de nouveaux patients touche surtout les femmes (41 % contre 34 % pour les hommes) quand le manque de temps touche plus les actifs et les Parisiens.

Enfin, ce sont les jeunes, les personnes sans complémentaire santé et les personnes financièrement vulnérables qui renoncent le plus pour des raisons financières :

  • 88 % des ouvriers
  • 88 % des personnes qui n’ont pas de complémentaire santé
  • 84 % des 25-34 ans
  • 80 % des personnes qui ont un revenu inférieur à 1 500 €
  • 76 % des habitants de Province

La raison financière est également invoquée par les salariés d’entreprises de taille moyenne, 25 % ont renoncé à des soins en raison de la couverture trop peu importante de leur complémentaire et 12 % ont souscrit une surcomplémentaire.

Renoncement aux soins : spécialistes et dentistes

Sans surprise, le renoncement aux soins concerne en particulier les consultations et soins spécialistes et dentaires, plus chères et moins bien remboursés par la Sécurité sociale et les complémentaires santé. Ainsi, les consultations auxquelles les sondés ont le plus renoncé sont :

  • Une consultation chez un dentiste (31 %)
  • Une consultation chez un médecin généraliste (31 %)
  • Une prothèse dentaire (28 %)
  • Un équipement optique (lunettes, lentilles) (25 %)

Viennent ensuite :

  • Une consultation chez un ophtalmologue (19 %)
  • Une consultation chez un professionnel paramédical (infirmier, kinésithérapeute…)
  • Une consultation chez un dermatologue (14 %)
  • Un examen de type radio, scanner, IRM (11 %)
  • Une consultation chez un gynécologue (10 %)

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