Habitat inclusif : l’aide à la vie partagée (AVP) est déployée depuis le 1er janvier 2021

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Habitat inclusif : l’aide à la vie partagée (AVP) est déployée depuis le 1er janvier 2021
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Mesure incluse dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2021, l’aide à la vie partagée (AVP) a été instaurée au 1er janvier 2021.

La création de cette aide – recommandée par un rapport sur l'habitat inclusif remis au Gouvernement par Denis Piveteau, conseiller d'Etat, et Jacques Wolfrom, président du comité exécutif du groupe immobilier Arcade ­– a vocation à permettre aux personnes âgées ou atteintes d’un handicap de s’installer ensemble dans des petites unités de logement situées dans les centres-villes. Vivant dans des espaces privatifs, elles y partageraient des espaces communs et un « projet de vie sociale ».

Cette aide financière a vocation à dynamiser le déploiement de l’habitat inclusif en garantissant la soutenabilité financière de cet essor.

« C'est une offre qui permet à un groupe entre cinq et dix personnes d'être en colocation, tout en bénéficiant d'un accompagnement et d'une aide individualisée » ; c’est « une alternative lorsque la vie en établissement n'est pas souhaitée ou nécessaire, mais que la vie chez soi, comme avant, n'est plus possible », a détaillé en conférence de presse Sophie Cluzel, Secrétaire d'État chargée des personnes handicapées.

Selon elle, « quelque 600 projets de colocations » pourraient voir le jour d’ici à fin 2022 dans une trentaine de départements « pilotes ».

L’aide à la vie partagée est ouverte sous conditions de ressources aux personnes âgées de plus de 65 ans et aux personnes handicapées quel que soit leur âge.

Jusqu’à la fin 2022, l’AVP sera cofinancée par l’Etat (à travers la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie - CNSA) à hauteur de 80 % et par les départements au titre des 20 % restants. Le montant de l’aide n’a pour l’heure pas été précisé.

Attention toutefois, pour que l'AVP puisse être perçue, le bailleur ou le porteur du projet devra avoir passé une convention avec le département.

Le logement, du parc privé comme social, devra être situé près des transports, des commerces et des services pour « favoriser la mixité et lutter contre l'isolement » des personnes, a souligné Sophie Cluzel.

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