Futur congé de naissance : attention à bien respecter cette date butoir vis-à-vis de votre employeur

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Futur congé de naissance : attention à bien respecter cette date butoir vis-à-vis de votre employeur

Le nouveau congé de naissance supplémentaire, introduit par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, entrera officiellement en vigueur le 1er juillet prochain. Présenté comme une mesure phare pour soutenir la natalité, ce dispositif permet aux deux parents de prolonger la période passée auprès de leur enfant.

Toutefois, une échéance cruciale doit être respectée si vous souhaitez vous aussi en bénéficier.

Une promesse politique devenue réalité

C’était une des promesses qu’Emmanuel Macron avait déjà exprimées depuis 2024 : mettre en place un nouveau congé de naissance, brique essentielle du plan de « réarmement démographique » souhaité par le Président de la République. C’est désormais une quasi-réalité. Même si cela intervient avec quelques mois de retard, cette mesure entrera en vigueur à partir du 1er juillet prochain.

La ministre de la Santé a précisé mercredi que les décrets inscrivant dans le marbre législatif ce nouveau congé de naissance seraient publiés « dans les prochains jours ». Elle en a profité pour rappeler une condition importante : « Tous les parents d’enfants nés à partir du 1er janvier pourront, dès le 1er juillet, prendre leur congé supplémentaire de naissance », à condition de respecter le « délai de prévenance d’un mois ». En d’autres termes, si vous souhaitez aussi profiter de ce dispositif, vous devez faire la demande à votre employeur avant le 1er juin.

Des inquiétudes côté employeurs et un dispositif étalé dans le temps

« Certains employeurs sont inquiets puisqu’il peut y avoir un effet cumulatif de tous les parents d’enfants nés depuis le 1er janvier », a reconnu la ministre. Elle a également indiqué que les parents d’enfants nés entre le 1er janvier et le 1er juillet pourront prendre ce nouveau congé de naissance jusqu’en avril 2027.

Pour rappel, ce dispositif, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, doit permettre aux parents de prendre jusqu’à deux mois supplémentaires chacun pour accueillir leur enfant, en plus du congé maternité, paternité ou d’adoption déjà existant. Ce nouveau dispositif sera indemnisé à hauteur de 70 % du salaire net pour le premier mois, puis 60 % pour le second.

La création de ce congé de naissance est « un investissement budgétaire qui est fort. On l’estime à 300 millions d’euros dès la première année et sans doute plus en fonction du nombre de familles qui y auront recours », avait rappelé en octobre dernier Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes.

Défi d’ampleur pour les dirigeants et services RH

La mise en place du futur congé de naissance représente un véritable changement d’organisation pour les entreprises, en particulier pour les directions des ressources humaines qui devront adapter leurs pratiques dans un calendrier relativement contraint.

La Chambre de commerce et d’industrie avait d’ailleurs, dès janvier, appelé les entreprises à anticiper cette réforme, soulignant qu’elle constitue à la fois « un défi organisationnel et une opportunité pour renforcer l’attractivité de l’entreprise ».

Dans les faits, plusieurs chantiers concrets se dessinent pour les employeurs :

  • Prévoir les remplacements temporaires, notamment dans les équipes ou postes dits critiques, où l’absence prolongée peut désorganiser l’activité.
  • Intégrer ce nouveau congé dans les documents internes de l’entreprise, qu’il s’agisse du règlement intérieur ou d’éventuels accords collectifs.
  • Former les équipes RH et comptables aux nouvelles modalités administratives, notamment sur les règles de déclaration et d’indemnisation auprès de la Sécurité sociale.
  • Analyser en amont les impacts organisationnels, afin d’identifier les services ou fonctions les plus exposés aux absences simultanées ou successives.

Chaque parent pourra en effet utiliser ce congé de manière simultanée ou alternée. Dans certaines configurations, cette possibilité pourrait conduire à une présence cumulée auprès de l’enfant pouvant aller jusqu’à quatre mois supplémentaires, selon les choix d’organisation retenus au sein du couple.

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