Fusion CMU-C / ACS : l’État consent à augmenter le financement octroyé aux OCAM

PUBLIÉ LE :
Fusion CMU-C / ACS : l’État consent à augmenter le financement octroyé aux OCAM
Adobe Stock

À partir du 1er novembre 2019, la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et l’Aide à la complémentaire santé (ACS) fusionneront pour laisser place à la CMU-C contributive.

En mai, la Mutualité français appelait ses adhérents à ne pas participer à ce nouveau dispositif « sous-financé, mal paramétré et [qui] ne règle en rien les situations de stigmatisation et de renoncements aux soins ». L’une des principales plaintes de la Mutualité française était la rémunération symbolique proposée par l’État aux OCAM (organismes complémentaires d’assurance maladie) accompagnant les bénéficiaires de la CMU-C contributive, à hauteur de 20€ par an et par contrat. Thierry Beaudet, président de la Mutualité française, affirmait alors « la constitution du dossier et le suivi du bénéficiaire nécessitent en moyenne 20 contacts par an, dont le coût est évidemment largement supérieur à 20 € / an ».

Par voie de communiqué de presse, la Mutualité française est revenue sur sa décision le 7 juin dernier : « de nouveaux arbitrages gouvernementaux améliorent légèrement les moyens disponibles pour l’accompagnement et la prise en charge d’une partie des personnes concernées ». En outre, ils doivent « améliorer les contrats de sortie dudit dispositif, contrats en l’état structurellement déficitaires ».

L’État consentirait à octroyer aux OCAM 32 € par an et par assuré en 2020, 30€ en 2021, puis 28€ en 2022, pour les seuls bénéficiaires de la CMU-C contributive (ceux de la CMU-C classique sont toujours exclus). Bien que ces mesures soient jugées insuffisantes pour Thierry Beaudet, il admet que « la vocation des mutuelles à l’accompagnement et à la protection de tous peut conduire certaines à maintenir leur participation au dispositif ».

Il appelle toutefois les mutuelles qui serait prête à participer au dispositif d’identifier les dépenses engagées non couvertes par l’indemnisation du gouvernement. En effet, il estime important que la nouvelle contribution imposée par le gouvernement soit chiffrée en toute transparence.

Cet article issu de Previssima.fr est soumis au droit d'auteur, protégé par un logiciel anti-plagiat. Toute reproduction, rediffusion ou commercialisation totale ou partielle du contenu, sans l’autorisation expresse de la société Previssima, est interdite. Les informations diffusées sur Previssima.fr (hors forum, commentaires et annuaire) sont toutes vérifiées par un service juridique spécialisé. Toutefois, Previssima ne peut garantir l'exactitude ou la pertinence de ces données. L'utilisation des informations et contenus disponibles sur l'ensemble du site ne peuvent en aucun cas engager la responsabilité de Previssima.