Financement des entreprises : votre intermédiaire financier est-il suffisamment actif ?

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Financement des entreprises : votre intermédiaire financier est-il suffisamment actif ?
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Comment flécher l’épargne des Français vers le financement des entreprises ? Le sujet fait de toute évidence partie des priorités du gouvernement pour 2018.
Dans le cadre des premiers travaux du plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE), plusieurs pistes de réflexion sont à l’étude comme celles de rationaliser les produits d’épargne retraite (création d’un Compte Avenir) et de refondre la fiscalité de l’assurance vie pour attirer les épargnants vers la prise de risque. Actuellement, les particuliers peuvent investir sur des supports en euros, sans risque, ce qu’ils choisissent de faire majoritairement (environ trois quarts des investissements en 2018) et ce, malgré des rendements en forte baisse (autour de 2 % avant prélèvements sociaux) ou sur des supports en unités de compte (actions, obligations ou produits diversifiés) sur lesquels le capital n’est en principe pas garanti (sauf pour les fonds à formules sous certaines conditions).

Pour favoriser l’investissement productif, l’actuelle majorité gouvernementale compte sur les intermédiaires financiers et, particulièrement sur les conseillers en investissements et les gestionnaires de patrimoine, pour « éduquer leurs clients » à augmenter la part de leurs placements dynamiques, dans leurs divers plans d’épargne retraite, assurance vie, plans d’épargne en actions et plans d’épargne salariale.

Avant une grande rencontre organisée le 22 janvier prochain avec les professionnels de l’épargne, les pouvoirs publics ont interrogé les conseillers financiers indépendants pour connaître leur position sur le sujet. Il leur a été notamment demandé :

  • De décrire les principales actions mises en œuvre pour par leur entreprise pour flécher l’épargne des particuliers vers le financement en fonds propres des entreprises dans le cadre fiscal réglementaire actuel
  • De donner les produits d’épargne existants les plus adaptés à mettre en valeur pour orienter l’épargne vers les entreprises, en expliquant pourquoi les résultats étaient jusqu’à présent peu satisfaisants et comment faire en sorte de mieux les promouvoir
  • D’indiquer les mesures nouvelles qu’ils comptent mettre en place en 2018 pour accroitre ce mouvement de réorientation de l’épargne vers l’économie réelle et le financement des entreprises françaises PME et ETI (entreprises de taille intermédiaires)
  • De préciser leurs objectifs dans cette démarche et à quel horizon de temps ont-ils assorti des indicateurs de performance

Conclusion : il y a fort à parier que les clients vont se voir proposer des placements ou des formules d’épargne plus dynamiques dans les mois à venir pour soutenir le système productif Français. Reste que celles-ci ne conviendront pas à tout le monde, d’où le conseil de prudence et le recours à des conseillers « avisés ».

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