Entrepreneuriat : 2025, l'année de tous les records pour la création d’entreprise

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Entrepreneuriat : 2025, l'année de tous les records pour la création d’entreprise

Malgré un contexte économique global incertain, la France confirme sa vitalité entrepreneuriale. L’année 2025 s’est en effet clôturée sur un bilan historique, avec plus de 1,16 million de nouvelles structures créées, portées par l’essor continu de la micro-entreprise. La recherche d’indépendance et de liberté semble être, une fois encore, la motivation principale de tous ces néo-entrepreneurs.

Une progression marquée des immatriculations

2025, un cru exceptionnel pour la création d’entreprise ? Selon les dernières statistiques de l’Insee, cela en a tout l’air. Avec 1 165 813 nouvelles immatriculations sur l’ensemble de l’année - soit une progression significative d’environ 5 % par rapport à 2024 - 2025 apparaît comme l’année la plus prolifique jamais observée dans l’Hexagone.

Mais plus que le chiffre brut, ce qui retient l’attention est l’analyse des types d’entreprises ayant le plus contribué à cette hausse des statistiques. Sans surprise, le régime de la micro-entreprise demeure le principal vecteur de cette dynamique.

La micro-entreprise, moteur inépuisable de la croissance

Environ deux tiers des créations (758 554 en 2025, contre 716 194 en 2024) relèvent de ce statut simplifié. Ce régime, souvent choisi pour sa simplicité administrative et fiscale, continue d’attirer de nombreux porteurs de projet.

Il constitue fréquemment la première porte d’accès vers l’entrepreneuriat, car il permet de tester un projet, de débuter une activité tout en conservant un pied dans le salariat ou, au contraire, de franchir le pas vers plus de liberté en devenant son propre patron.

Dans une autre enquête menée en 2025, l’Insee avait interrogé les micro-entrepreneurs sur les raisons de leur choix de statut. Les réponses étaient les suivantes :

    • 42 % pour devenir indépendants;
    • 30 % pour gagner plus;
    • 26 % pour trouver ou créer une activité porteuse de sens;
    • 8 % en raison d’une perte d’emploi et/ou de l’impossibilité de trouver un travail salarié.

Outre la micro-entreprise, les créations de sociétés progressent de 5,9 %, « tandis que les créations d'entreprises individuelles classiques baissent (-4,1 %) », souligne l’Insee. Une tendance déjà observée ces dernières années et qui illustre la préférence croissante pour des formes d’entrepreneuriat plus souples ou collectives.

Une croissance portée par tous les secteurs

Le dynamisme observé en 2025 repose sur plusieurs piliers sectoriels bien identifiés :

  • Les services aux entreprises ;
  • Le commerce et la réparation ;
  • Les transports et l’entreposage.

À l’inverse, les activités financières et d’assurances enregistrent un net recul, avec une baisse de 13,9 %, que l’Insee explique en partie par un changement des règles de classement des codes APE.

Derrière le record des créations, l’alerte des faillites

Si les chiffres de l’Insee sont globalement positifs et montrent que l’esprit entrepreneurial reste vif en France, ils masquent également une réalité bien moins réjouissante : celle des faillites. Les données publiées en décembre par la Banque de France révèlent que celles-ci ont, elles aussi, atteint un niveau record en 2025.

Au total, 68 564 défaillances ont été recensées sur douze mois, soit une augmentation de 3,5 % par rapport à 2024. Cette hausse s’inscrit dans un phénomène de rattrapage « post-Covid », après une période durant laquelle des milliers d’entreprises avaient été maintenues sous perfusion grâce aux aides de l’État.

Ce facteur n’est toutefois pas le seul. La fondation Ifrap avance également deux autres explications :

  • La forte inflation consécutive au début de la guerre en Ukraine en février 2022, qui a fragilisé les marges des entreprises françaises ;
  • L’incertitude politique ayant traversé l’année 2025, ainsi que la dégradation des finances publiques, lesquelles ont entraîné le premier recul des investissements des entreprises depuis douze ans.

Une lueur d’espoir semble néanmoins émerger : la Banque de France note un « mouvement de décélération » du nombre de faillites en fin d’année. À l’échelle européenne, la France se classe toutefois au troisième rang des pays enregistrant la plus forte hausse des défaillances d’entreprises depuis 2021, derrière la Grèce et la Hongrie. Cette progression atteint 150 %, contre 67 % en moyenne dans l’Union européenne et 75 % dans la zone euro.

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