Budget 2027 : retraites, arrêts maladie, entreprises… les principales mesures à retenir

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Budget 2027 : retraites, arrêts maladie, entreprises… les principales mesures à retenir

Le gouvernement a présenté ce jeudi 1er octobre ses projets de budget pour 2027. Pour ramener le déficit public à 5 % du PIB, l’exécutif prévoit 43 milliards d’euros de « mesures de redressement » nouvelles, portant l’effort total à 54 milliards d’euros. Retraités, salariés en arrêt maladie et grandes entreprises sont notamment mis à contribution.

Retraites : 5,5 milliards d’euros demandés aux pensionnés

Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, l’avait déjà annoncé à demi-mot mercredi. C’est désormais confirmé ce jeudi, alors que le gouvernement vient de présenter ses projets de budget pour 2027 (celui de l’État et celui de la Sécurité sociale). Les retraités seront aussi appelés à participer à l’effort collectif pour redresser les comptes de la France. Le gouvernement souhaite freiner la « progression mécanique » des dépenses de retraite de 5,5 milliards d’euros.

Les pensions inférieures ou égales à 1 260 euros par mois resteraient indexées sur l’inflation. Pour les autres, un taux d’indexation inférieur à l’inflation - mais supérieur à 1 pour éviter toute baisse nominale - sera fixé par voie réglementaire. En complément, le plafond de l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités passera de 4 439 à 3 000 euros. Ces deux leviers constituent l’essentiel de l’effort demandé aux retraités.

Arrêts de travail : 2 milliards d’euros d’économies ciblées

Les arrêts maladie, dont le coût « progresse de 1 milliard d’euros par an » et qui sont, d’après le Premier ministre Sébastien Lecornu, la « mère des batailles », sont également en ligne de mire. Le gouvernement souhaite rapprocher « le traitement fiscal des indemnités journalières de celui des revenus d’activité, selon le principe qu’un revenu de remplacement doit avoir le même statut fiscal qu’un revenu du travail ». Les indemnités versées au titre des arrêts maladie ordinaires sont pourtant déjà imposables, tandis que certaines indemnités liées aux affections de longue durée ou aux accidents du travail bénéficient aujourd’hui d’exonérations spécifiques.

Cette mesure devrait permettre d’économiser déjà un milliard d’euros. L’autre milliard devra être trouvé par le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, « dans les prochains jours », dans le cadre de négociations avec les partenaires sociaux, afin de réduire d’un milliard d’euros la dépense de l’Assurance maladie au titre des indemnités journalières versées en 2027.

Grandes entreprises : la surtaxe prolongée, mais rabotée

Les entreprises ne vont pas non plus échapper à leur part du fardeau pour aider le gouvernement à réduire le déficit. La contribution exceptionnelle sur les bénéfices est reconduite pour une troisième année, mais son rendement attendu passe d’environ 7 milliards d’euros en 2026 à 5 milliards en 2027.

Parmi les autres pistes évoquées :

  • Le maintien du gel de certains allègements de cotisations patronales ;
  • D’éventuelles modifications de leur mode de calcul.

Le gouvernement affirme ne pas vouloir d’augmentation généralisée de l’impôt sur les sociétés et laisse intact le crédit d’impôt recherche.

Autres mesures de freinage

Les allocations personnalisées au logement (APL) et les allocations familiales seraient exceptionnellement gelées. Le point d’indice des fonctionnaires resterait également inchangé. Une extension de la « taxe sucre » à certains produits transformés (viennoiseries, biscuits, céréales, confiseries) est prévue, ainsi qu’un prêt à taux zéro réservé aux parents de jeunes enfants, sous conditions de ressources, pour soutenir la natalité.

La contribution différentielle sur les très hauts revenus, qui assure une imposition minimale de 20 % pour les personnes ayant plus de 250 000 euros de revenu fiscal et les couples avec plus de 500 000 euros, est également prolongée.

Ces propositions constituent la copie initiale du gouvernement. Leur contenu définitif dépendra des discussions à l’Assemblée nationale et au Sénat.

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