Avec le Health Data Hub, la France ne veut pas rater le virage de l’intelligence artificielle

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Avec le Health Data Hub, la France ne veut pas rater le virage de l’intelligence artificielle
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Le 29 mars dernier, le Président de la République annonçait sa volonté de faire de la France un leader en matière d’intelligence artificielle (IA). Parmi les mesures engagées figure la création d’un laboratoire d’exploration des données de santé : le « Health Data Hub ».

Le réveil de la France

Pour faire de la France un leader de l’intelligence artificielle, le gouvernement veut lutter contre la fuite des cerveaux en capitalisant sur l’École française de mathématiques, qui forme depuis des années des chercheurs de très haut niveau, et en attirant des investissements privés grâce à une recherche en pointe sur l’IA.

Pour développer l’IA, Emmanuel Macron souhaite s’appuyer sur les secteurs de la santé, de l’automobile, de la cybersécurité ou de l’aéronautique qui disposent de grandes bases de données. Il a également alloué un budget de 1,5 milliard d’euros à son projet, qui servira notamment à la création du « Health Data Hub ».

Les missions du « Hub »

Ce laboratoire d’exploitation des données de santé, dont la mission de préfiguration a été lancée mardi 12 juin, aura pour but d’enrichir ces data - en s’appuyant par exemple sur la base de données de l’Assurance maladie ou celle des hôpitaux - pour permettre l’émergence d’innovations comme l’amélioration du traitement des tumeurs cancéreuses ou la détection des arythmies cardiaques.

Depuis la création du Système national des données de santé (SNDS), la France dispose de la base de données médico-administrative la plus importante d’Europe, or il s’agit d’un ingrédient indispensable sans lequel les meilleurs algorithmes mathématiques tournent dans le vide.

D’ailleurs, d’après la communication du gouvernement, la première mission du « Hub » sera de « favoriser la mise en œuvre de l’élargissement du SNDS aux données cliniques. […] dans le respect des droits des individus garantis par le RGPD qui est entré en vigueur en mai et la législation française. »

Le « Hub » aura également pour mission de « créer une synergie entre les initiatives prometteuses qui se développent actuellement de manière déconnectée ».

Enfin l’un des objectifs du Hub consiste à « concevoir cet écosystème en lien avec les utilisateurs. »

Le groupe de travail est composé de :

  • Représentants d’instituts des trois grands instituts de recherche français
  • Membres de l’écosystème des start-ups
  • Professionnels de santé
  • D’un représentant des industriels du médicament
  • Des représentants des ministères des solidarités et de la santé, de la recherche et de l’enseignement supérieur, de l’Assurance maladie et du service du Premier ministre en charge de la transformation numérique de l’action publique

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