Assurance emprunteur : quel bilan de la loi Hamon après 3 ans ?

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En assurance emprunteur, les études se suivent et se ressemblent.

Il y a 3 ans, le 1er juillet 2014, la loi Hamon entrait en vigueur. Elle permettait aux clients des banques de changer d’assurance emprunteur dans les 12 mois suivant la signature de l’offre de prêt.

Quel est le bilan de cette ouverture du marché ? Sans surprise, assez faible, selon le courtier en assurance de prêt Magnolia.fr et ce, pour une raison mainte fois évoquées : les banques jouent mal, voire refusent de jouer le jeu.

« En 2015 et 2016, seuls respectivement 8 et 15 % des assurés ont fait jouer la concurrence. La faute à un manque d’information et à une crainte des emprunteurs de devoir rendre des comptes à leur banque et d’entrer de nouveau dans une spirale administrative quelques mois à peine après leur souscription. Les organismes préteurs n’ont pas cherché à informer leurs clients de la législation pire certains les ont même menacés de revoir les conditions du prêt en cas de résiliation », avance le courtier en ligne.

L'Autorité de contrôle des banques et des assurances (1), dans sa recommandation du 26 juin 2017, ne dément pas ces propos. 

Bien qu’il devienne de plus en plus difficile pour les établissements bancaires de refuser la concurrence grâce aux différentes procédures d’informations mises en place, la partie est semble-t-il loin d’être gagnée pour les clients.

Le organismes assureurs concurrents, qui proposent des contrats en délégation ne cessent de se plaindre de « pratiques tordues », souvent au nom de l’équivalence des garanties qui ne seraient pas respectées.

Néanmoins, « 2017 a marqué un tournant. Depuis le début de l’année, Magnolia.fr note 27 % de nouveaux clients parmi les emprunteurs, soit 80 % de plus qu’en 2016, en à peine 6 mois. Ce dynamise s’explique en particulier par les taux particulièrement bas des crédits immobiliers. Lorsqu’on contracte un prêt à moins de 1 %, le fait de payer 0,38 % son assurance groupe soulève légitimement des interrogations et fait naître le besoin de comparer les offres du marché », souligne Magnolia.fr.

Mais le prix ne fait pas tout. Une assurance emprunteur c’est avant tout une protection adaptée au besoin de l’assuré et de sa famille en cas de coup dur.

Exclusions de couvertures, nature des garanties - forfaitaires ou indemnitaires, problèmes des fausses déclarations, sont autant de clauses du contrat qui méritent d’être étudiées et comprises de l’assuré et aussi correctement commercialisées par des conseillers compétents.

Dans 6 mois, tous les contrats d’assurance emprunteurs seront résiliables à chaque date anniversaire du contrat. Il est temps d’en finir avec les assurances de prêts mal vendues et dont les contentieux encombrent toujours les tribunaux.

Lire aussi : assurance emprunteur, les 10 points à vérifier avant de choisir son contrat

(1) L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR)

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