Accident de la route professionnel : un risque méconnu des chefs d'entreprises

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Accident de la route professionnel : un risque méconnu des chefs d'entreprises
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Première cause de décès pour les salariés du régime général, près de la moitié des accidents mortels au travail sont des accidents de la route. À l’occasion des Journées de la sécurité routière au travail, MMA présente les résultats d’une étude réalisée par l’IFOP sur le risque routier en entreprise. Elle révèle que près de 8 dirigeants de TPE/PME sur 10 sous-estiment le risque routier professionnel ce qui les empêche d’instaurer des actions de prévention concrètes, seuls 17 % des sondés le font.

Inscrire le risque routier dans le document unique d’évaluation des risques professionnels

Incluant les accidents routiers de mission et ceux de trajet, le risque routier a causé près de 400 décès en 2016. Selon l’étude MMA, il est sous-estimé par les chefs d’entreprise qui ne sont que 28 % à l’avoir inscrit dans le document unique d’évaluation des risques professionnels alors qu’il s’agit d’une mention obligatoire.

À NOTER

L’évaluation et la mise à jour du document unique d’évaluation des risques professionnels est obligatoire chaque année et après chaque accident du travail pour tout employeur. Il permet d’évaluer la démarche de prévention des risques professionnels et de la pérenniser.

L’étude révèle également que 54 % des dirigeant savent qu’ils sont tenus pour responsables d’un accident survenu lors d’un trajet de mission et 31 % pour un trajet domicile-travail.

Manque de prévention pour le risque routier

En conséquence de cette méconnaissance, seuls 17 % des dirigeants des TPE/PME disent avoir mis en place des actions de prévention du risque routier à l’attention de leurs salariés, mêmes si ces actions sont plus nombreuses dans les entreprises de plus de 10 salariés et dans le secteur du BTP.

Les mesures les plus répandues sont la vérification des véhicules mis à disposition des salariés (79 %) et la vérification de la validité des permis de conduire (74 %). Selon les résultats de l’étude MMA : « 44 % des dirigeants réduisent les déplacements des salariés, 43 % ont mis en place une charte de bonne conduite et 40 % ont instauré le droit à la déconnexion. »

Enfin, 10 % des dirigeant ont mis en place des sessions de sécurité routière et 13 % des solutions de déplacements alternatifs afin de limiter le risque routier.

Les principales raisons invoquées pour justifier le manque de prévention sont le fait de ne pas y avoir pensé et le manque de temps. De plus, 33 % des dirigeants estiment ne pas bénéficier de suffisamment d’informations et d’outils pour mener à bien leur politique de prévention du risque routier.

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