Santé et maladie longue : le médecin traitant pourra bientôt prescrire…du sport

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Le sport est bon pour la santé. Désormais la loi prévoit que, dans le cadre du parcours de soins des patients, le médecin traitant peut prescrire une activité physique. Cette activité doit être adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient. 

Cette nouvelle disposition légale entre en vigueur à compter du 1er mars 2017. Elle est réservée aux patients atteints d'une affection de longue durée (ALD).

Les activités physiques adaptées sont dispensées dans des conditions prévues par un décret paru le 31 décembre 2016, précise que « La dispensation d'une activité physique adaptée a pour but de permettre à une personne d'adopter un mode de vie physiquement actif sur une base régulière afin de réduire les facteurs de risque et les limitations fonctionnelles liés à l'affection de longue durée dont elle est atteinte. Les techniques mobilisées relèvent d'activités physiques et sportives et se distinguent des actes de rééducation qui sont réservés aux professionnels de santé, dans le respect de leurs compétences. »

En accord avec le patient atteint d'une affection de longue durée, le médecin traitant peut lui prescrire une activité physique dispensée par plusieurs catégories de professionnels dont :

  • Les masseurs-kinésithérapeutes, les ergothérapeutes et les psychomotriciens
  • Les professionnels titulaires d'un diplôme dans le domaine de l'activité physique adaptée
  • Les professionnels et personnes qualifiées disposant des prérogatives pour dispenser une activité physique aux patients atteints d'une ALD
  • La prise en charge des patients est personnalisée et progressive. Le médecin traitant peut être informé avec l’accord du patient du déroulement de l’activité physique adaptée

Les textes, dont le décret du 30 décembre 2016, ne mentionne rien quant à la prise en charge financière de l’activité sportive. Cela signifie que le patient devra payer de sa poche les séances sportives.

Certaines villes en France sont en avance et ont déjà organisé un processus de prise en charge des patients par exemple autour du budget communal, de l’Agence régionale de santé et de la Direction régionale de la jeunesse des sports.

Les mutuelles santé privées ont aussi évoluées sur ce sujet en prévoyant des remboursements sur ordonnance. Mais sans intervention de la Sécurité sociale, le système peut-il fonctionner ? Seul l’avenir le dira.

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